Sayuri

Année : 2010
Catégorie : Seinen
Genres : Horreur / Drame
Dessinateur : Rensuke OSHIKIRI
Scénariste : Rensuke OSHIKIRI
Éditeur : Omaké manga
One Shot

Pour commencer, voici le résumé du manga :
La famille Kamiki a désormais tout pour être heureuse. Après des années et des années d’économies et de sacrifices, elle devient enfin propriétaire ! Certes, la maison est ancienne, mais la vue depuis le haut de la colline a tellement de charme…
Trois générations de Kamiki s’installent ainsi sous le même toit…
Mais depuis leur emménagement, les accidents inexpliqués s’enchaînent les uns après les autres, avant que la grand-mère ne découvre la terrible vérité. Mais la vieille femme et son petit-fils n’ont clairement pas envie de se laisser abattre par les esprits malins qui hantent la demeure.
La riposte se prépare et elle sera très violente…

Je me suis intéressé tout simplement à ce manga car il est était question d’horreur et je vous avoue que je n’ai vu que par la suite que l’auteur n’était autre que celui de « Le Perce-Neige », « Bip-Bip Boy » ou encore « Hi Score Girl » parmi ses œuvres que l’on peut retrouver en France.

Autant les deux derniers vont surtout parler de jeux vidéo, que « Le Perce-Neige » était déjà une œuvre qui ne laissait pas de marbre via l’horreur de son sujet.
Je vous avais d’ailleurs fait une chronique sur le tome 1 : ici. Depuis j’ai bien évidemment lu l’intégralité ,et j’avoue qu’il serait peut être intéressant que je vous fasse un petit article également tant ce titre me semble de qualité.
Après je ne vous cache pas que je trouve que l’auteur à tout de même un style graphique très particulier auquel tout le monde n’adhère pas forcément, mais c’est vrai que normalement c’est bien évidemment l’histoire qui doit importer le plus.
En ce qui me concerne j’aime beaucoup, et j’avoue que j’ai même trouvé qu’il arrivait très bien à représenter les fantômes tels qu’ils peuvent nous effrayer, avec leurs grands yeux au regard vide…

Bref, comme je vous le disais, je suis quelqu’un qui apprécie énormément tout ce qui tourne autour de l’horreur, le ciné du genre est d’ailleurs l’une de mes passions. Mais lorsque l’on parle d’horreur, il y a tout de même tout un tas de catégories, et ce qui concerne les fantômes japonais reste quelque chose d’à part que j’apprécie tout particulièrement.
L’horreur ne va pas toujours être visuel, mais souvent ressenti, par la situation, les bruitages… Bien évidemment l’apparition des fantômes a tendance à nous faire vraiment peur, mais pour moi cela n’est pas le principal. Les histoires sont toujours très prenantes, et c’est vrai que les happy ends ne sont pas légions…
Ce qui est intéressant avec Sayuri, et que l’on apprend à la fin du tome via une Postface de l’auteur, c’est que ce dernier à voulu que son histoire se termine un peu différemment.
«  La plupart des films d’horreur réalisés au Japon se terminent mal. Le but d’un film d’horreur étant de faire peur aux spectateurs, vous penserez peut-être que c’est assez logique et je suppose que vous avez parfaitement raison…
Néanmoins, ce constat me dérange quand même un petit peu… Je dirais même que ça me laisse parfois sur ma faim. J’ai longtemps attendu un film d’horreur japonais dans lequel les humains prendraient enfin le dessus sur les fantômes ou les monstres. Avec une pointe d’espoir en conclusion, quoi ! En vain…
Je me suis alors dit que je pouvais concevoir cette histoire moi-même.
N’étant pas réalisateur de films, mais mangaka, j’ai donc imaginé « Sayuri » en manga » – Rensuke OSHIKIRI
Bon je vous rassure, ce n’est pas pour autant que ce tome ne présente pas son lot de malheurs, bien au contraire, mais c’est vrai que la fin est un peu différente de ce qui se fait habituellement…
Je ne saurais dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose, mais je l’ai apprécié et c’est sans doute le principal.
Je ne suis pas forcément d’accord avec ses propos d’ailleurs, pour moi les fins des films que j’ai pu voir ne sont pas forcément complètement noires ou complètement blanches, d’ailleurs j’ai toujours trouvé que les fantômes japonais dans certains cas étaient même souvent les plus à plaindre et s’en prenait à qui de droit, d’autant plus quand il est question de vengeance.
Bon il y en a d’autres qui sont clairement mauvais…
En tout cas artistiquement parlant c’est une bonne chose si l’auteur à pu apporter sa pierre à l’édifice en nous apportant sa propre vision d’une bonne histoire d’horreur.

On remarquera que le tome de Sayuri est très épais, pour autant la lecture n’était pas difficile. Parfois c’est vrai que quand les tomes sont trop gros, on a tout de même du mal à les tenir en mains, mais là c’était parfait, d’autant qu’il y a une raison à cela.
Initialement ce n’était pas un One Shot, mais un manga en deux volumes au Japon, seulement il faut dire que vu la progression de l’histoire, certains lecteurs ont trouvé que le premier volume manquait tout simplement d’horreur.
L’auteur était donc heureux de nous proposer son œuvre en un One Shot ce qui nous permet d’apprécier encore mieux l’histoire, en plus de cela nous avons même eu le droit à certaines pages inédites ( le chapitre 12,5).
On notera un bandeau avec une phrase d’accroche pour le moins amusante : «  Cette maison-là, même Stéphane Plaza ne la vendra pas ! »

Concernant l’histoire en elle même, je trouve que l’on reste sur quelque chose d’assez classique, pour autant cela fonctionne à merveille : une famille emménage dans une nouvelle maison qui n’étais pas très cher, et au final les choses ne vont pas se passer exactement comme elles le devraient.
Voici d’ailleurs la phrase d’accroche que l’on retrouve à l’arrière du tome : « Quand la maison de ses rêves se transforme en véritable cauchemar pour toute sa famille ».


Je n’ai pas trouvé le rythme du manga particulièrement lent au contraire les choses s’enchaînent tout de même assez rapidement, et la lecture est agréable.
Norio emménage avec sa famille dans la nouvelle maison que son père à acheté comptant afin d’y loger également ses parents et déjà un premier malheur va arriver, avant que d’autres se succède… possession, suicides, etc... il est évident que quelque chose ne tourne pas rond dans cette maison.


La grand mère va découvrir que derrière tout cela se cache l’âme tourmentée d’une jeune collégienne nommé Sayuri qui a perdu la vie dans la maison dans d’horribles circonstances.
La vrai force de l’œuvre est sans doute la façon dont le jeune garçon va surmonter toutes ses épreuves à l’aide d’une grand mère bien déterminée à ne pas se laisser faire et à rendre son petit fils fort en lui inculquant la rage de vivre, allant même jusqu’à avoir un comportement tout de même très limite pour trouver une issu favorable à ce cauchemar.


« Ce n’est qu’une âme souillé et égarée ! Elle n’a nulle part où se reposer ! Son âme se consume à petit feu aux portes de l’enfer ! Ce qu’elle vit est une torture permanente et éternelle ! Elle aura beau chialer, implorer, demander pardon, pisser au lit, elle va morfler toute sa mort !… Si on résiste nous n’avons strictement rien à craindre d’elle!La haine et la rage qu’elle ressent après avoir été assassinée et enterrée ici est forte ! Mais nous les vivants nous sommes ENCORE PLUS FORTS ! ET ON VA LUI PROUVER !!!

Pour conclure, c’est un manga que je ne peux que vous conseiller si vous aimer ce genre d’histoire, le scénario est bien ficelé, la lecture est agréable, l’on ne s’ennuie pas.
Personnellement j’ai été happé par l’histoire et je l’ai lu d’une traite.
Après je ne vous cache pas que l’esthétique et l’histoire sont tout de même bien sombre et de ce fait il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Je vous invite à suivre Omaké Manga sur les réseaux sociaux…

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N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous avez des questions à me poser je suis à votre disposition.

L’avez-vous lu ?


CatZ

22 réflexions sur “Sayuri

    • Oui, le scénario est très bien travaillé. Après comme je le disais, cela reste assez classique dans le genre… Une famille qui emménage dans une maison hanté… maintenant la façon dont le tout est traité se veut original, l’auteur à vraiment voulu y apporter sa touche et faire quelque chose à sa manière. ( Quitte à casser certains codes ).

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    • Oui, la couverture est mignonne comme tout et je trouve même qu’elle dénote tout de même avec le contenu. Je m’attendais à un esprit gentillet, et au final pas du tout… elle est méchante cette Sayuri… qu’elle crève !!! Haha.

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    • Hello,
      Oui c’est vrai… L’auteur à un style très particulier. Par exemple mon mari n’apprécie pas du tout son trait, mais pour le coup je trouve tout de même qu’il arrive bien à maîtriser les êtres qui font peur… Et pourtant la couverture est si douce…

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    • Hello, je comprend parfaitement. Ce n’est pas un manga à mettre entre toutes les mains comme je l’ai noté, il en faut pas être trop sensible. Après je n’ai pas ressenti énormément d’angoisses, mais je suis habituée au genre. Le sujet en lui même par contre reste violent, tout comme les morts qui s’enchaînent.

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  1. Coucou,

    J’aime beaucoup la couverture et l’histoire, mais je ne lis plus de manga depuis un moment.
    Je me suis un peu lassée ! Par contre, j’adore les thrillers, mais je manque clairement de temps !

    Belle soirée,
    Laura – Happy Lobster

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    • Hello,
      Bah il suffit de ne pas rester sur un même genre pour ne pas se lasser. Personnellement j’ai débuté par beaucoup de shojo et j’en ais eu marre aussi… Mais l’univers Manga est tellement riche que l’on va toujours trouver notre bonheur.
      Par contre le temps… oui… ça c’est un vrai problème.

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  2. Pingback: Android Type One | CatZ in Wonderland

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