Olympia Kyklos

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Année : 2018
Catégorie : Seinen
Genres : Comédie / Tranche de vie / Sport
Dessinateur : Mari YAMAZAKI
Auteur : Mari YAMAZAKI
Éditeur : Casterman Manga
En cours…

Olympia Kyklos fait sans doute parti de ces mangas que je n’aurais à priori pas acheter.
La raison est assez simple, je ne suis pas spécialement féru de la Grèce antique, mais en plus de cela je n’aime pas le sport. Alors autant vous dire que les jeux olympique ne sont pas pour moi quelque chose qui suscite mon intérêt.
Cependant lorsque j’ai été contacté par Casterman pour découvrir ce nouveau manga, j’ai accepté avec grand plaisir car je suis quelqu’un qui aime après tout découvrir de nouveaux horizons.
Et je dois vous avouer qu’après ma lecture je me suis rendu compte que j’aurais eu bien tord de ne pas m’être intéressé à ce manga qui pour moi est vraiment une belle découverte, il est très plaisant à lire et je n’ai ressenti aucun ennuie.
Il est même évident à ce jour que j’achèterais les tomes suivant pour vous en parler, mais mieux encore… je compte également me procurer la série qui à beaucoup fait parler de cette auteure que je ne connaissez pas : « Thermae Romae » que propose également l’éditeur.

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Voici un mot de l’auteure à propos de son œuvre :
« Les J.O. sont l’événement par excellence qui montre combien le sport est nécessaire à ceux qui le pratiquent et à ceux qui le regardent. J’écris et je dessine Olympia Kyklos pour comprendre ce phénomène. J’espère que les aventures de Démétrios séduiront les lecteurs français et les amèneront à s’interroger sur le dépassement de soi et l’expression de soi, en vue des Jeux de 2024 à Paris ! » Mari Yamazaki
( Source : https://www.facebook.com/EditionsCastermanBD )

Et je vous avoue que ce manga m’a permis de me poser beaucoup de questions, et je n’avais pas conscience de l’importance que pouvait avoir le sport pour certain. D’ailleurs c’est quelque chose que l’on ressent parfaitement en lisant ce manga qui s’interroge sur l’essence même des jeux olympiques et du sport de manière général, au delà même de l’aspect de la compétition. Je me suis d’ailleurs rendu compte en lisant les articles à la fin du manga que l’auteure elle même n’était pas une accros de sport, et que c’est justement car elle se posait tout un tas de questions qu’elle a voulu nous proposer cette œuvre. J’aime beaucoup ce type de démarche car je ne vais pas vous le cacher, cela me ressemble. Moi aussi j’aime me documenter et m’interroger.

Voici pour commencer, la présentation de l’éditeur :
Après Thermae Romae, la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki !
Démétrios, dans son petit village de la Grèce du 4e siècle avant notre ère, n’aspire qu’à une chose : vivre de son métier de peintre sur céramique. Et, peut-être, ravir le coeur de la belle Apollonia, la fille du patriarche…
Le destin en décide autrement : le voici chargé de sauver son village des appétits guerriers de la cité voisine ! Alors qu’il se lamente sur son sort, la foudre frappe. Lorsqu’il reprend ses esprits, Démétrios a été projeté à travers le temps et l’espace dans le Tokyo de 1964, au moment des Jeux olympiques !

Après Thermae Romae, voici la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki : Olympia Kyklos !
( Source : https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/sakka-olympia-kyklos/olympia-kyklos-1 )

Vous pouvez retrouver quelques pages à feuilleter : ici.  Cela vous permettra d’apprécier ou non le style graphique de l’auteure. Personnellement j’ai été très agréablement surprise, son trait est fin, réaliste et maîtrisé. Nous pouvons admirer l’esthétisme de corps tout en muscle des sportifs mais pas que… Ses arrières plan sont travaillés, les dessins sublimes, bref, pour moi il est difficile d’émettre une remarque négative à ce sujet.

J’ai voulu m’interroger un peu Mari Yamazaki, et je vous avoue que si pour certains auteurs on ne trouve pas beaucoup d’informations biographiques, à son sujet il y a tout de même pas mal de choses à dire.
Et je pense qu’il est toujours important de parler un peu de l’auteur derrière l’œuvre car cela peut aussi permettre d’expliquer l’existence même de l’œuvre. Personnellement je me suis de suite demandé pourquoi une japonaise choisissait précisément comme cadre pour son œuvres la Grèce Antique.
Mari est né à Tokyo de parents artistes, des musiciens professionnels. Très jeune, à seulement 14 ans, elle va partir seule en voyage pour l’Europe où elle va visiter la France et l’Allemagne. Durant ce voyage, elle va faire une rencontre qui changera sans doute sa vie en la personne d’un vieux professeur d’art Italien.
Elle décide d’étudier le dessin, et sur les conseils du professeur qu’elle a rencontré quelques années plus tôt, elle intégrera les Beaux Arts de Florence, et restera 11 ans de sa vie dans ce beau pays qu’est l’Italie. Mais durant cette période déterminante pour son avenir, elle connaîtra le manque d’argent, et redoublera d’efforts pour s’en sortir en multipliant les petits boulots dans le but d’un avenir meilleur. Elle se mariera et deviendra également mère.
Mais Mari n’en peut plus de ces années de galères et décide de retourner au Japon où sa débrouillardise ainsi que sa passion pour l’art et la culture lui permettent de devenir notamment journaliste pour la télévision, puis elle va décider de se tourner vers le Manga plus lucratif que la peinture classique, elle gagne d’ailleurs en 1995 un concours de jeune talent organisé par une maison d’édition japonaise, c’est le début de sa carrière de dessinatrice.
Elle devient l’auteure de plusieurs séries avec des thèmes de prédilections qui sont l’histoire, l’art, la culture, l’Italie… mais c’est avec Thermae Romae en 2009 qu’elle va rencontrer un franc succès commercial. Il s’agit d’un seinen de science fiction humoristique où un jeune architecte romain spécialisé dans les thermes se retrouve projeté dans le Japon contemporain. Le succès est tel que le manga connaître deux adaptations en film mais aussi un court anime. Le manga est actuellement disponible chez Casterman. 

S’en suivra en 2014 une collaboration avec un autre mangaka, Tori Miki, pour une série plus sérieuse sur Pline, un écrivain et naturaliste romain. Le manga est actuellement en cours et édité par Casterman en France.

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Et en 2018, on la retrouve dans un registre plus humoristique avec la série que nous allons découvrir : Olympia Kyklos qui connaît également un adaptation en anime.

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Aujourd’hui encore Mari ne cesse de voyage, son métier lui permettant de travailler à distance. Actuellement elle vit à Chicago avec son fils et son second mari, le petit fils du professeur italien.

Nous allons donc maintenant nous intéresser à ce premier tome que j’ai vraiment apprécié et que je vous invite à découvrir.

Le manga est composé de trois chapitres, nous faisons la connaissances de Démétrios, un habitant de Tritonia qui aime peindre sur des poteries ce qui le rend heureux. Il n’aime pas la compétition, et aplatir les autres pour gagner n’est pas quelque chose qu’il apprécie. Cependant le jeune homme est doté de capacités athlétiques exceptionnelles et le chef de la cité, qui est aussi le père de Appolonia la fille qu’il aime mais qui est promise à son meilleur ami, ne cesse de lui demander de mettre en avant ses capacités physiques afin de valoriser leur cité.
Nous allons durant ce manga, en même temps que Démétrios, découvrir ce qui fait l’esprit du sport, mais aussi l’essence des jeux olympique et l’importance que le dépassement de soi peut avoir.
A chaque fois qu’il est confrontés à des interrogations, des soucis , Démétrios se cache dans une Jarre et étrangement il se retrouve projeté au Japon durant l’année 1964 où il va apprendre énormément de chance aux côté d’un veille homme apparemment ancien athlète, ce qui va lui permettre d’évoluer…

Alors que le chef de sa cité ainsi que celui de la cité voisine ne trouve de solution à leur conflit,et ne pouvant le régler par la guerre à cause des jeux olympique, ils décident de s’affronter via une épreuve sportive.
C’est à Démétrios de défendre son village, mais c’est également à lui de choisir l’épreuve. Et c’est alors qu’il se lamente dans sa Jarre qu’il se retrouve 2400 ans plus tard à Tokyo où il va être amené à participer à une fête des sports.
Il y découvre des gens souriants, qui participent aux épreuve pour la forme et qui n’ont pas honte de perdre. Le Sport serait t’il une farce pour ses barbares ?
Pour lui cette fête est vide de ce qui fait la substance même du sport chez lui.
Après avoir observer un relais à la cuillère où les participants doivent transporter un œuf sur une cuillère, il se retrouve chez lui avec une épreuve toute choisi : la course à l’oeuf.
Le chef du village voisin sûr de lui va perdre, car il n’est pas question que de force physique sur cette épreuve. De plus les spectateurs sont très enthousiastes et des sourires se lisent sur les visage. Démétrios va enfin pouvoir parler à la fille qu’il aime. Le sport à permis cela.
Et devant cet élan de fierté et de joie qu’il ressent alors il décide de participer lui aussi aux futur jeux olympiques.
Il vient de découvrir ce qu’est l’esprit du sport et comprend que l’on peut y prendre du plaisir.
«  Une compétition sportive ,ce n’est pas faire la guerre d’une autre manière. Non, tout simplement c’est apporter de la joie dans l’existence… « 

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Seulement les soucis ne sont pas fini pour lui et encore une fois le chef vient lui demander de l’aide devant la désertification du village. En effet la sécheresse à tout envahi et il devient difficile d’y vivre.
Démétrios se retrouve en panique ne sachant quelle solution proposer, et il va de nouveau trouver cette dernière en 1964, cette fois ci durant la danse d’été des JO.
Il va y découvrir le relais de la flamme mais aussi la vocation de cette fête qui est de témoigner sa reconnaissance aux Dieux et honorer les morts.
Il y fera plusieurs découvertes intéressantes, que ce soit culinaires ou artistique avec la chanson des JO de l’époque « Tokyo Gorin Ondo » ainsi que sa chorégraphie.
Lors d’un concours de chant il va même découvrir les crayons de papier et va tout faire pour en gagner, ce qui pourrait lui faciliter la tâche sur ses poteries.
Bien évidemment une fois de retour chez lui, il va organiser lui aussi une fête, avec une flamme etc afin d’honorer les Dieux et les morts.
Ce rassemblement va permettre aux gens d’être heureux et quel meilleure moyen pour honorer les Dieux ?

Avide de reconnaissance, le chef du village veut encore aller plus loin, et se décide à organiser une course d’endurance avec les villages voisin. Ce genre de courses ne faisant pas partie des jeux olympique, c’est une manière d’attirer la lumière sur la cité du vainqueur.
Cinq athlètes vont alors s’affronter, dont Démétrios qui va apprendre à dépasser ses limites.
Malheureusement sur le chemin il tombe sur des bandits et c’est alors qu’il se retrouve en plein marathon le 21 octobre 1964 aux côté de Kôkichi Tsuburaya.

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Avec ce dernier il apprendra que le sport est aussi un moyen d’expression, de donner un élan nouveau.
Démétrios comprend alors que le sport ne doit pas être qu’un instrument au service du prestige du village, l’essence même du sport c’est la détermination de repousser les limites que la nature nous donne.
Les efforts que les sportifs font peuvent donner du courage à ceux qui les observent.
De retour en Grèce, il arrive à faire en sorte que les bandits deviennent des gardes du corps pour les sportifs, et la course peut avoir lieu sereinement.

En utilisant le comparatisme culturel, l’auteure veut nous montrer que l’histoire se répète et que les hommes n’ont pas tant évolué que cela, la philosophie grecque à l’origine d’enseignements, continue encore aujourd’hui de stimuler et de nourrir la pensée dans le monde entier.
Le manga est ponctué de faits historiques, ce qui est très intéressant et permet également d’en apprendre plus, ainsi que de diverses explications, nous allons par exemple apprendre l’origine du terme Marathon que l’on emploie pour les courses d’endurance.
A la fin nous retrouvons plusieurs articles de Mari très intéressant concernant les vases, les jeux olympiques, la visions du monde chez les habitant de la Grèce antique, mais aussi sur le Tokyo de 1964. Elle y présente aussi Démétrios comme un « Otaku » de la Grèce antique, qui est au final une projection d’elle même sur de nombreux points.

L’histoire se conclut avec des hommes qui voient d’un mauvais œil les agissement de Démétrios, que va t’il se passer pour lui par la suite ? Va t’il pouvoir participer aux jeux olympiques ?
Quelles rencontres va t’il encore faire ?
Nous le découvrirons dans le tome 2, en tout cas pour ma part j’ai hâte. Ce dernier est annoncé pour le 16/06/2021.

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous pensez de ce manga.
Si vous l’avez lu ou si vous voulez le lire.
Aimez-vous le sport ?
Regardez-vous les jeux olympiques ?

Je remercie énormément Casterman de m’avoir fait confiance et de m’avoir envoyé ce premier tome gratuitement et je vous invite à les suivre sur leurs divers réseaux sociaux.

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Si vous avez la moindre question je suis à votre service.

CatZ

12 réflexions sur “Olympia Kyklos

    • Bah l’auteure elle même n’aime pas spécialement le sport, donc bon… Et puis ça va, ce n’est pas vraiment ça qui prime ^^ ( Car il existe des mangas de sport où ça va vraiment être que ça, et que malgré tout je vais aimer… oups… j’aime Jeanne et Serge ).

      En tout cas c’est vraiment une belle surprise, et pour mon mari aussi. Il l’a pris en main hier soir sans trop y croire car on réfléchi à prendre l’autre manga de l’auteure, et il m’a dit  » putain, mais c’est que ça se lit bien, je n’aurais pas cru ».

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    • Et tu as tout a fait raison. En plus grande surprise en découvrant que l’auteure elle même n’aime pas le sport. Du coup j’apprécie d’avantage le manga.
      On plus l’on apprend des choses et l’on vois à travers l’histoire son amour pour cette période, vraiment c’est un plaisir à lire.

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  1. Effectivement en te lisant, on sent vraiment que tu as beaucoup aimé ! Ça me fait dire que tu devrais aussi beaucoup apprécier ses autres titres aussi bien pour leur dimension humoristique (sur Thermae Romae pour cela) qu’historique (les deux autres sortis chez nous le sont). C’est une autrice qui semble bien te parler ^^

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