Nos meilleures vies

Sans titre 13

Année : 2018
Catégorie : Seinen
Genre : Tranche de vie
Dessinateur : Kanna KII
Auteur : Kanna KII
Éditeur : Casterman Manga
One Shot

Nos meilleures vies est un manga qui m’a de suite séduite de part son résumé. J’aime beaucoup ce genre d’ouvrage où l’on va simplement découvrir la vie de personnages à certains instants de leur existence. De plus le sujet m’a paru intéressant, de jeunes adultes à l’aube de leur vie qui se posent des questions. Il devient très difficile de se projeter dans l’avenir et c’est vrai que l’on peut se demander si il est permis encore d’avoir des rêves ou si l’on doit se conformer tout simplement à ce que l’on attends de nous.

Pour commencer voici la présentation de l’éditeur :
Depuis 2013, et ses débuts professionnels, il faut compter avec Kanna Kii et son trait charnel d’une justesse et d’une énergie évidentes. Nos meilleures vies, prépublié dans le magazine qui a accueilli en son temps l’emblématique Blue de Kiriko Nananan, est la quatrième œuvre longue de Kanna Kii, après trois titres étiquetés boys love, tous parus en français.
Entre rêves insouciants et désillusions douces, un portrait sans fard mais bienveillant de la jeunesse japonaise de 2020.
Ils sont six, à l’aube de la vingtaine, à Tokyo, aujourd’hui.

Gentiment paumés comme on peut l’être une fois passé du côté des adultes, ils se croisent, se télescopent, s’aiment, ne se comprennent pas. Ils font un bout de chemin ensemble, en se débattant avec les questions de leur âge : ai-je le droit d’avoir des rêves, et surtout, méritent-ils que je me batte pour eux ? (Mais aussi : les rêves paient-ils le loyer ?)

Kanna Kii, qui a l’âge de ses personnages, saisit l’air de son temps avec une acuité et une sincérité désarmante, pour en faire la matière de récits qui subliment l’ordinaire.
( Sources : https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Auteurs/kii-kanna ; https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/sakka/nos-meilleures-vies )

Vous pouvez découvrir quelques planches : ici.

Pour commencer, je me suis intéressée à cette jeune autrice que je ne connaissais pas.
Kanna Kii est spécialisée dans le Yaoi et s’est fait connaître par son premier One Shot : «  L’étranger de la plage » paru en 2014 et qui lui vaudra une nomination dans la catégorie meilleures nouveaux auteurs ( Chil Chil BL Awards ) en 2015.
Elle est très apprécié pour ses traits doux et délicats, et je ne vous cache pas que j’apprécie vraiment son style.
La plupart de ses mangas ont été publiés en France, on retrouve par exemple en plus de celui cité plus haut : Qualia under the snow  ( 2014 ); L’Étranger du Zephyr ( 2014 ) ; Paradise! ( 2017 – non plus en France ).

Sans titre 6

Elle a également illustré un Light Novet et a travaillé sur plusieurs animes.

Passons maintenant à son dernier titre en date, Nos meilleures vies paru en 2018 et qui est un manga très agréable à lire, où l’on est spectateur de la vie de plusieurs individus dont les destins se croisent à des moments cruciaux de leurs existences.
Plusieurs problématiques y sont abordées, comme le fait d’avoir des rêves qui ne vont pas forcément coïncider avec la réalité. Faut t’il les poursuivre ou accepter la vie telle qu’elle vient, pour peu que l’on puisse simplement s’en sortir et payer le loyer ?
La question que se pose l’un des personnages principaux est qu’est ce que le travail ? Doit-il être un abandon de sois ou seulement une étape. Dois-t-on y attacher tant d’importance que cela ?
J’ai trouvé très intéressante la confrontation des points de vue que peuvent avoir les différents personnages, et plutôt que de vous « résumer » chacune des histoires, je préfère aborder une autre approche et vous présenter les différents personnages.

Sans titre 7

L’on a tout d’abord Kishi, qui est venu de la campagne pour réussi sa vie à Tokyo, mais au final cela n’a plus trop de sens pour lui. Il enchaîne les boulots et ne sais pas trop ce qu’il aime faire. En tant que dessinateur, il n’est ni bon, ni mauvais, mais ses traits ne sont pas assez incarnés pour qu’il puisse percer et il aimerait qu’on lui confie des projets. Pire, Chiyo dont il est amoureux, et qui débarque à peine dans la boîte pour laquelle il travaille depuis un moment accède rapidement au poste de directrice d’animation. Comment accepter cela ?
Il veut rentrer chez lui, mais là bas non plus il n’y a plus sa place, et au final il se retrouve à faire ce même travail qu’il avait quitté… et à se poser toujours les mêmes questions, bien décidé à trouver des réponse car il est encore jeune.

Sans titre 10

Souvent au côté de Kishi, on retrouve Tsugumi qui partage un peu la même vision des choses au départ que Kishi, mais qui contrairement à lui ne va pas tout laisser tomber, et au final il va même réussi à se retrouver à la réalisation d’un épisode. C’est un personnage que je trouve plein de positivisme, à l’écoute et bienveillant. Pour lui il faut aller de l’avant et ne rien lâcher, c’est ainsi que l’on peut y arriver.

Sans titre 9

Ensuite l’on a Chiyo, une demoiselle qui semble un peu perdu mais qui va finir par trouver sa voie. Au début elle va travailler dans la même boîte que Kishi, et très vite au vu de ses compétences elle va se retrouver Directrice d’animation, seulement pour elle ce travail n’est intéressant que parce qu’elle est bien payé et elle en conclu qu’elle n’a pas à s’en plaindre. Mais elle va finir par se trouver vers la beauté et l’esthétique.
Elle vie avec sa meilleure amie Tamaki, dont elle semble amoureuse…. Mais rien n’est évident entre ces deux demoiselles, et elle ne semble pas lui dire clairement ce qu’elle ressent, elles sont proches depuis toujours et cela est suffisant, pourquoi chercher plus loin…
Par contre elle ne tolère pas que l’on puisse s’interposer dans leur relation.

Sans titre 8

Puis l’on a Tamaki, fille de musiciens, et musicienne également. Elle voulait faire des études de dessins, mais personne ne l’a prise au sérieux devant son talent discutable.
Par contre, elle a sa petite notoriété avec son groupe de musique à qui elle fait croire qu’elle est un garçon. Cela n’est pas toujours évident de joindre les deux bouts, mais la vie passe paisiblement.
Elle semble prendre la vie comme elle vient, même si elle est un peu nostalgique du passé.
Pour elle rien n’est blanc ou noir, « la vie à un joli manteau gris, comme une petite souris ».
Je pense qu’elle illustre dans la jeunesse d’aujourd’hui la non binarité.
Elle ne semble pas considérer Chiyo comme sa petite amie, mais pour autant elle ne revendique pas le contraire… tout est flou… mais au final elle a le temps…

Enfin nous retrouvons deux personnages un peu moins apparent à qui il n’est consacré qu’une des histoire, Kiki et Mayu.
Ce sont deux collégiennes de la campagne qui vont partir durant un voyage scolaire à la découverte du grand Tokyo. Et si pour Mayu cela n’est qu’un voyage, et qu’elle compte bien étudier dans un bon lycée pour la suite, Kiki quand à elle va se découvrir une passion soudaine pour les Idoles et va vouloir en devenir une. Après tout, n’est ce pas un métier comme un autre ? Elle aura d’ailleurs tout le soutiens de son amie.
Pour cela elle va abandonner la campagne pour la ville et va se battre en travaillant dans un ma café. Mais cela va payer car on va la retrouver à la télévision.
Comme quoi, il faut croire en ses rêves, ceux-ci peuvent devenir réalité, même si c’est difficile.
Après il n’est pas certains qu’ils paient le loyer…

Sans titre 1

Bref, nous avons là plusieurs avis, plusieurs points de vues, plusieurs vies, des tranches de vies qui nous sont offertes
Un regard intimiste juste et sans filtre sur ses jeunes adultes qui ont encore la vie devant eux.
J’ai aimé le fait qu’il n’y a aucun négativisme qui ressort de cet œuvre avec un sujet pourtant qui pourrait en apporter. En effet, il n’y a aucun personnage qui se lamente sur sont sort, au contraire, il est accepté et quand ça ne va pas, et bien chacun trouve des solutions.
Même Kishi, le plus âgé et sans doute celui qui semblait pour moi le plus désabusé au début semble à la fin retrouver de l’espoir.
Et il nous en faut…
C’est un manga que je vous conseille, pour vous détendre, pour vous déconnecter, pour réfléchir… une lecture simple et agréable, qui l’est d’autant plus avec les magnifiques dessins de l’auteure.

Sans titre 5

N’hésitez pas à me donner votre avis si vous aussi vous l’avez lu.
Qu’en pensez-vous ?
Appréciez-vous ce type de sujet ?
Avez-vous réalisé vos rêves ? Quels sont t’ils ?

Je remercie énormément Casterman de m’avoir fait confiance et de m’avoir envoyé ce One Shot gratuitement et je vous invite à les suivre sur leurs divers réseaux sociaux.

04 01 03 02

Si vous avez la moindre question je suis à votre service.

CatZ

12 réflexions sur “Nos meilleures vies

    • De rien, avec grand plaisir.
      C’est vraiment le genre de lecture que j’apprécie, en plus les dessins sont tellement plaisant.
      Je suis tout a fait comme toi…
      Je pense que les rêves doivent garder cet aspect d’inaccessible, et au final pourquoi vouloir quelque chose d’impossible ? ( C’est à ce genre de questions que j’arrive ). Quand on est jeune l’on vois la vie différemment, depuis que j’ai perdu ma mère voilà plus de 10 ans ( mon père était déjà mort depuis longtemps ) et bien ma vision des choses à complètement basculé. Le bonheur se résume à vivre simplement, tranquillement, paisiblement…
      Bisous

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s