Teenage Renaissance

Sans titre 2

Année : 2018
Catégorie : Shonen
Genre : Comédie
Dessinateur : Yuushin KUROKI
Scénariste : Yuushin KUROKI
Date de parution : 16/09/2021
Éditeur : Akata
Nb volumes VO : 4 ( Terminé )
Nb volumes VF : 1 ( En cours )

Au départ, je ne l’avais pas forcément mis de suite sur la shopping list, mais il faut dire que l’argument du WTF ?! a fait que je n’ai pas longuement hésité.
C’est une collection que nous apprécions énormément avec Monsieur, même si tous les titres ne sont pas au même niveau, il faut bien l’admettre.
L’avantage, c’est qu’au moins avec cette collection, nous y trouvons toujours beaucoup d’humour et ça fait du bien.

Pour ceux qui ne connaissent pas elle est disponible aux éditions Akata, voici la présentation qu’ils en font :
« Des œuvres sans limite, pour les plus aventureux et curieuses ! Un vrai « Fluide Glacial » du manga, qui explose le puritanisme, qui remue, qui questionne sur notre échelle de valeurs, mais dont les titres sont rarement complètement gratuits… Avec des vrais partis-pris graphiques et/ ou narratifs, les bizarreries de ce label se placent à la croisée des chemins entre œuvres à vocation populaire et contre- culture. »
Vous pouvez y trouver des titres comme Bathtub Brothers ; Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir ; Himizu ; Tu seras un saumon mon fils ; Papa est une licorne etc…

Sans titre 11
Je vous invite à vous rendre directement sur la page de l’éditeur si cela vous intéresse, à l’adresse suivante :
https://www.akata.fr/catalogue/wtf

Concernant Teenage Renaissance, voici pour commencer le résumé et la présentation qu’en fait Akata :

Sans titre 1
« Malgré ses airs sculpturaux (et ses pectoraux…), le jeune David est un lycéen comme les autres, c’est-à-dire en pleine puberté ! Et comme tous ses camarades du lycée du Louvre, il est travaillé par ses hormones. Mais le chemin pour obtenir l’amour (ou plutôt la petite culotte ?) de la belle Vénus (de Botticelli ?) sera semé d’embûches… Arrivera-t-il à séduire le cœur de sa dulcinée ?

Avec Teenage Renaissance, Yûshin Kuroki détourne les codes des comédies romantiques pour notre plus grand plaisir. Il rend hommage, du même coup, à l’art de la Renaissance… sous toutes ses formes ?! »

Vous pouvez retrouver un extrait ici : www.akazoom.fr/teenage-renaissance-t1

Pour ce qui est de l’auteur, je vous avoue que je n’ai pas trouvé d’autres mangas. Il y a de grande chances pour que ce soit son premier qui soit publié.
Et si c’est le cas, cela promet d’après moi une belle carrière, car je trouve qu’il a véritablement un talent certain.
D’autant qu’à la fin de Teenage Renaissance l’on retrouve une histoire qu’il avait dessiné lors de ses premières années de fac à l’occasion du concours pour le prix des jeunes auteurs auquel il avait déjà plusieurs fois échoué, et je trouve que c’est réellement très bon.
Malgré qu’il soit très critique envers son travail, le qualifiant de «  nanar bon marché », je trouve qu’il y a clairement une imagination débordante et un humour qui fait que ça fonctionne, son utilisation du fantasme de la petite culotte tiens de l’ordre du génie.

En ce qui concerne ce premier tome de Teenage Renaissance, j’ai beaucoup apprécié ma lecture qui pour moi va au delà d’une histoire complètement barrée.
En effet, via les aventures du jeune héros « David », nous découvrons tout un tas d’informations sur l’art en général sans aller dans une redondance qui fait que l’on pourrait décrocher et qui s’apparenterait à un cours pouvant potentiellement devenir très vite ennuyeux pour qui ne s’y intéresse pas.
D’ailleurs, c’est bien le terme « cours » qui est utilisé à la fin des chapitres 1 à 7 pour nous en apprendre un peu plus sur ce que l’on découvre au fil du manga.
Je vais partie de ces gens qui aiment constamment apprendre des choses, et du coup j’avoue avoir été très satisfaite en refermant le manga, même si ce sont pour la plupart des connaissances de culture générale.

L’un des points fort du manga également, c’est l’utilisation par l’auteur de personnages issus de grandes œuvres que logiquement nous connaissons tous.

Pour commencer il y a bien évidemment David, le héros de l’histoire.

Sans titre 3

L’on ne pourra qu’admirer sa plastique puisqu’il est correspond à la statue du célèbre Michel-Ange. ( Son père dans le Manga ).

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Vénus telle qu’elle apparaît dans le célèbre tableau de Botticcelli «  La naissance de Vénus ».

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Mais si… vous connaissez forcément ce tableau, la jolie demoiselle dans un coquillage…
De plus, si vous faite un peu attention, vous verrez que l’on retrouve le tableau sur la jaquette ( et la couverture ) de ce premier tome.

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Manneken Pis, et oui… un personnage tout à fait étonnant et dont l’aspect apporte un comique de situation évident.

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Mais aussi la belle Joconde.

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Comment aurait-il pu faire sans ? N’est-ce pas là un personnage incontournable. Là encore, aucun besoin de vous la présenter.
Ce qui est amusant dans le manga, c’est qu’elle est tantôt représenté avec sa tête qu’on lui connaît, mais suivant ces émotions elle devient une magnifique jeune fille aux traits  « Manga ». C’est amusant.

Enfin nous retrouvons également Goliath, en tant qu’antagoniste de David, ce qui est tout a fait normal puisque rappelons le, dans l’ancien testament, David terrasse le géant Goliath.

Sans titre 7

Et tout ce petit monde mène une vie somme toute banale de lycéen pleine de situations loufoques qui ne pourront que nous faire rire.

Pour ce qui est du côté graphique, j’aime beaucoup le style de l’auteur. J’avoue que j’avais un peu peur que le mélange des styles puissent me déranger, en effet comme vous pouvez le voir sur la couverture, David est représenté avec des traits très réaliste se rapprochant de la statue de laquelle il est inspiré, il en est de même pour Manneken Pis, la Joconde et Michel-Ange ; alors que pour tout le reste l’on est dans des traits plus « classique » du shonen.
Mais au final cela sert parfaitement l’oeuvre et accentue encore plus le côté comique du manga.
D’ailleurs, les dessins sont très soignés et travaillés, il est évident que l’auteur à beaucoup de talent pour détourner les grandes œuvres existantes ce n’est pas chose aisée.
On retrouvera même en parcourant le manga diverses références ou clin d’œils par exemple à Shonen Jump, au cinéma et bien évidemment à des tableaux connus. ( Ces derniers auront d’ailleurs souvent une explication).
Bref, pour conclure je ne peux que vous encourager à découvrir ce premier tome.

Sans titre 10

Je vous invite à suivre les éditions Akata sur les réseaux sociaux…

04 01 03 02

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous avez des questions à me poser je suis à votre disposition.

CatZ

8 réflexions sur “Teenage Renaissance

    • Je suis tout à fait d’accord avec toi. Moi aussi j’aime beaucoup quand un manga va à la fois me divertir et m’instruire, en plus cela est fait vraiment de façon intelligente. Car l’art c’est un sujet qui ne plaît pas à tout le monde, mais là on reste dans des généralités, qui nous apprennent malgré tout des petites infos. Encore une fois Akata à fait un bon choix.

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