From the Children’s Country

From Image début

Année : 2020
Catégorie : Shonen
Genres : Action / Drame / Horreur / Science-fiction
Dessinateur : Naoto AKIYAMA
Scénariste : Naoto AKIYAMA
Éditeur : Meian
Nb volumes VO : 2 (Terminé)
Nb volumes VF : 2 (Terminé)

Avant toute chose, je tiens à remercier Valérie de chez Meian pour ce service presse.
Je ne vous cache pas que lorsque j’ai vu l’annonce de ce titre d’horreur, j’ai tout de suite été emballée, d’autant que ne nous le cachons pas, le résumé paraissait tout de même bien sympathique.
Et le fait qu’il soit écrit en gros « DANGER – Attention aux Adultes ! » n’a fait qu’attiser encire plus ma curiosité.
Mais avant de vous en parler, commençons comme toujours par la présentation de l’éditeur.

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Une effroyable histoire d’horreur et de survie !!

Hajime Arakawa, un collégien inquiet pour son avenir, fugue de chez lui après s’être disputé avec sa mère. Soudain, un terrible tremblement de terre se produit, suivi par l’apparition mystérieuse de chiffres dans le ciel. Hajime se précipite alors chez lui pour retrouver sa mère, mais il découvre avec horreur qu’elle n’est plus la même…

Dans un monde où tous les adultes se sont changés en monstres, comment les enfants vont-ils survivre ?

Plus le danger est familier… plus le désespoir est grand !

Cette série en deux tomes de Naoto AKIYAMA propose une histoire horrifique, sombre et cruelle, qu’on pourrait assez facilement voir comme une métaphore du passage à l’âge adulte. Les enfants ont-ils changé de monde, ou est-ce le monde lui-même qui a changé ? Comment vont-ils réussir à s’organiser pour lutter contre les créatures qui les menacent ?
(Source : https://www.meian-editions.fr/meian/licence/from-the-childrens-country/1431)

Vous pouvez retrouver un extrait ici : https://www.meian.fr/preview-meian/#/lecteur/3392

Concernant l’auteur, je n’ai rien trouvé à son propos, les informations dont je dispose sont donc uniquement celles qui se trouve dans ce manga.
D’après Nautiljon, il semblerait que ce manga soit son premier.
Le rabat de la jaquette nous apprend que Naoto Akiyama est un métalleux de Chiba et qu’il a visiblement du mal avec les choses effrayantes… Hummmm

« Pour tous les adultes qui n’ont pas pu rester enfants, et pour les enfants qui n’ont pas pu devenir adultes. »

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La postface nous apprend la problématique que l’auteur à voulu mettre en évidence dans son œuvre, à savoir la différence entre un adulte et un enfant. Si elle existe, où se situe la limite ? Ne peut-on pas nuancer cette dernière ?
Une question à laquelle à mon sens il est bien difficile de répondre, pour ma part je ne le saurais pas. D’ailleurs je vous avoue que je ne suis même pas certaine à ce jour de me considérer comme une adulte.

Et c’est bien à ce questionnement que tente de répondre ce premier tome dans un monde où pour l’on ne sait quelle raison, du jour au lendemain suite à un séisme tous les adultes de plus de 15 ans se retrouvent transformés en monstres. Les enfants sont alors livrés à eux même devant survivre dans un monde hostile.

A travers plusieurs personnages, l’on remarqueras des personnalités et des façons d’agir totalement différentes.
L’âge en lui même a t’il réellement un sens alors que certains semblent se comporter de manière plus « adulte » que d’autres ?
Comment agir dans une telle situation ? Certains réfléchissent alors que d’autres sont dans l’action ; d’un côté nous avons les sensibles comme le personnage principal et de l’autre des personnages habités par une volonté d’exterminer les adultes, bien déterminés à ne pas se laisser aller face à cette situation.
Nous avons par exemple Hajime Arakawa, collégien de 14 ans, fils à maman, dont le père est décédé et qui a été élevé par sa mère ; Saeko Izawa, son amie d’enfance qui a toujours été là pour lui et Mitsuru Saotome, président du conseil des élèves d’un prestigieux collège qui va devenir le chef de l’escouade d’extermination des adultes.

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Concernant les montres, ce sont donc des humains complètements déformés, avec des capacités physiques et une force accrues. Ces derniers sont dotés de langage mais visiblement ce dernier semble faire écho à une vie passé, l’on ne sait pas vraiment si derrière il y a un raisonnement et si « l’âme » de l’individu est encore présente.
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Une seule chose m’a un peu dérangé, c’est le fait que les individus se transforment à minuit pile. Cela pour moi n’a pas de sens, mais l’on pourrait le rapprocher des chiffres apparus dans le ciel qui n’ont à ce stade aucune explication.
Est-ce une volonté de l’auteur de mettre en évidence l’absurdité de considérer que l’on devient adulte à un certain âge ?
Cela rejoignant d’ailleurs ce dont il nous fait part dans la postface à travers une expérience personnelle.

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Il s’agit d’une série courte en seulement 2 tomes, ce qui m’a assez surprise, car je trouve que cela ne sera sans doute pas suffisant pour développer pleinement l’histoire. Après encore une fois, c’est vrai que nous sommes face à un shonen, et ce dernier sera sans doute plus centré sur l’action que le développement des personnalités de chacun, pourtant c’est quelque chose que j’aurais bien évidemment apprécié.

A la fin du tome l’on reste tout de même sur un bon nombre de questionnement qui j’espère trouveront une réponse dans le deuxième tome.

Pour autant j’ai trouvé que ce manga intéressant et j’ai pris grand plaisir à le lire, de ce fait il est évident que je vous le conseille.

On noteras une édition soignée grand format qui nous permet d’apprécier encore plus les monstres et les scènes d’action, le papier et l’impression sont de qualités, l’on retrouve même un titre doré sur la jaquette qui est du plus bel effet.
Ce premier tome est composé de seulement trois chapitres, il est intéressant de retrouver entre ces derniers un guide de survie en ville, avec comme sujet la récupération de l’eau potable ainsi qu’une méthode pour vivre dans une école, sachant qu’au Japon ces dernières sont prévues pour servir de refuge en cas de catastrophe.

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Mon avis sur le tome 2 :

Mon avis sur ce second tome est assez mitigé, car c’est assez rare que je me retrouve ainsi dans l’incompréhension à la fin d’un manga, mais là clairement je trouve qu’il y ‘a toujours les mêmes questions, si ce n’est plus et j’ai l’impression qu’au final l’auteur fini par nous amener nul part.
Est-ce une volonté de sa part ? Doit-on voir ce manga comme l’expression d’un rêve ou une réflexion qui n’aurait complètement de sens que pour celui à son origine. Très sincèrement je ne sais pas.
Quoi qu’il en soit, ce manga nous amènera tout de même à réfléchir au final, et ça c’est quelque chose que j’apprécie donc difficile pour moi de rester sur un ressenti négatif bien au contraire. Et en décortiquant le manga, en l’analysant, je me rend alors compte de son potentiel. Voilà pourquoi j’ai choisi de partager avec vous cette analyse qui contiendra du spoil, ce cheminent qui fait qu’à la fin je me dit qu’il était peut-être pas si mal que ça et que j’aurais été conne de passer à côté.

Une découverte intéressante et surprenante. Peut-être pas un coup de cœur immédiat car il m’a fallu réfléchir et relire pour en comprendre un peu plus, mais un œuvre que j’ai trouvé appréciable.
Je n’ai pas perdu mon temps et je remercie Meian de m’avoir fait découvrir ce titre.

Je rappel également que ce manga est terminé en deux tomes et c’est aussi pour cela que je suis allé dans cette réflexion car je ne voulais pas rester sur une impression négative.
Maintenant j’avoue que j’aurais aimé tout de même une postface de l’auteur concernant son œuvre qui n’aurait pas été de trop pour moi.

Je remercie ceux qui prendront le temps de lire mon analyse, je vous avoue que si je la propose ici c’est car j’aurais aimé en retrouver une en lisant ce tome. Et j’échangerais avec plaisir à ce propos

Analyse contenant du Spoil… 

Concernant le sujet même du manga, nous le retrouvons au travers de ces pages, et pour ceux qui n’auraient pas lu mon avis sur le premier tome et qui découvrent aujourd’hui cette œuvre, il s’agit de la différence entre un adulte et un enfant. Si elle existe, où se situe la limite ? Ne peut-on pas nuancer cette dernière ?
Un vaste sujet pour moi par exemple qui me considère comme une « adulescente ».
Mais qu’est-ce qu’être adulte au final ? Et qu’est-ce qu’être enfant ? Ici dans ce manga, j’avais remarqué un premier point que je trouvais très étrange, c’est le fait que les enfants se transformaient en adultes à 15 ans et à minuit pile ! L’auteur même va à travers les paroles de l’un de ses personnages pointer cette particularité. Je pense que le sens que l’on pourra donner à cela c’est simplement le côté très arbitraire.. Au final cela aurait pu être 18 ans et 2 heure du matin…
L’auteur cherche sans doute à mettre en évidence toute l’absurdité de la chose et j’avoue être assez d’accord avec lui sur ce point.

Encore une fois dans ce tome nous retrouverons des personnages qui bien qu’ayant le même âge semblent plus matures que d’autres et voient d’ailleurs déjà la vie avec le voile de l’innocence perdu. C’est toujours très difficile d’être confronté à des enfants qui ont acquis cette lucidité sur le monde qui fait qu’il n’est pas facile de voir en eux les caractéristiques de l’enfance tel que son insouciance.

Il y a un passage très intéressant dans ce second tome et sur lequel je voudrais tout particulièrement m’attarder. Comme vous le savez les adultes se transforment en monstres et ces derniers dévorent leurs enfants. (Nous aurons bien évidemment en tête le magnifique tableau de Goya : Saturne dévorant un de ses fils). Par un jeu du sort, les enfants vont se rendre compte que le sang de Hajime (le personnage principal) permet à sa mère de retrouver un certain état de conscience devant sa folie à la façon d’un vaccin. Et c’est alors que nous pouvons lire cette réplique : « C’est un peu comme dire que ces adultes monstrueux sont sains et que nous les enfants on est un virus ».
Cela m’a tout particulièrement marqué, car on entrerait autour de considérations concernant la parentalité et les conséquences au final de la venu d’un enfant. Il suffit d’observer autour de vous pour vous rendre compte que dans la majorité des cas l’enfant induit un changement sur les parents, d’ailleurs n’a-t-on pas tendance à considérer les adolescence mère un peu comme des adultes ?

C’est la fin qui me posera le plus de soucis, mais en relisant et observant les planches à nouveau je me suis fait une réflexion. L’on y vois donc Hajime qui se transforme à la mort de sa mère. Cette fois-ci il n’est pas question de « minuit ». Il va prendre alors une forme que je qualifierais « d’ultime », c’est ainsi que je le ressent pour ma part et cela lui permettra de sauver ses camarades devenant presque à son tour le parent dans son rôle d’éducation et de protection.
Je ne peux m’empêcher d’y voir plusieurs choses, le caractère cyclique, la transmission mais aussi le fait que perdre ses parents va nous changer profondément. Pour l’avoir vécu, je peux le dire, oui on grandit alors très vite.

Restera maintenant ces chiffres dans le ciel que j’avais déjà évoqué dans le premier tome et pour lesquels il n’y aura pas d’explication. J’en ais donc parlé avec mon fils pour qu’il me donne son ressenti vu que personnellement je n’y arrivait pas. Il m’a dit que pour lui cela lui faisait penser à une simulation, un peu à la matrix où l’expression peut-être du divin et de cet être supérieur qui serait à l’origine de tout et qui nous laisserais nous ses créations, seuls avec nos questions et nos doutes, comme des enfants devant nous battre pour la vie.

Voilà… Je suis allé loin, mais c’est ce que m’inspire ce manga.
Le lire en tant que tel, sans réfléchir n’aura d’après moi que peu d’intérêt, on pourras dire que les dessins sont beaux, que l’histoire est intéressante, mais elle demeurera assez vide, avec des personnages peu aboutis et des pistes comme « la physique quantique » très vite avortées.
Mais en allant un peu plus loin, je pense que l’on pourra y trouver beaucoup de sens, et j’invite donc ceux qui ont envie de se questionner à le découvrir.
Il est classé en tant que « shonen » part rapport sans doute à sa prépublication, mais je pense que les amateurs de seinen comme moi sauront l’apprécier et donc cela ne doit pas être un frein.

Si vous avez lu ce manga, n’hésitez pas à commenter avec votre ressenti.

Vous pouvez retrouver les différents tomes  ainsi que leurs résumés directement sur la page de l’éditeur.
(Il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous)

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Je vous invite à suivre Meian sur les réseaux sociaux…

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N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous avez des questions à me poser je suis à votre disposition.

CatZ

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19 réflexions sur “From the Children’s Country

  1. Coucou, en effet devenir adulte c’est un moment qu’on attend avec impatience quand on est enfant ou ado, mais c’est loin d’être évident. J’ai vu qu’il y avait deux tomes j’ai bien envie de savoir ce qu’il va se passer…. comment leur monde va évoluer… je l’avais vu sur ta selection et j’avoue qu’il m’avait intrigué

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  2. Hello
    L’historie est intéressante et d’ailleurs, je la verrai bien en adaptation série !
    J’avais vu un film dans un thème un peu similaire : les adultes mourraient s’ils sortaient dehors , par contre la nouvelle génération pouvait sortir : le monde nouveau était donc celui des enfants.C’est un peu différent mais le thème y est. Tu dois avoir hâte de lire la suite !
    Belle journée

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    • Alors il serait plutôt question d’un film je pense car c’est un manga en seulement deux tomes. Sinon la thématique n’est pas similaire, car la problématique est tout autre, ici il s’agit juste du passage à l’âge adulte. Donc les enfants qui sont vivant, le jour de leur anniversaire deviennent des monstres… Il n’y a aucune génération qui peut se construire, et ils sont condamné à disparaître.
      Comme je l’ai noté dans l’article, l’auteur se pose vraiment la question du passage de l’âge adulte, si tu veux l’anecdote qu’il raconte en post face c’est qu’il attendait d’avoir 20 ans pour pouvoir devenir adulte et boire de l’alcool. Il pensait alors qu’il allait se sentir différent, mais au final mis à part le fait de pouvoir « boire », il ne se sentait pas différent. De même, il y a des adultes qui se sentent enfant et des enfants plus matures que des adultes… Qu’est ce qu’être adulte ? Qu’est ce qu’être enfant ? Est-ce juste un chiffre ?

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    • A ce stade j’avoue que je ne me positionnerais pas car nous aurons peut être l’explication dans le tome suivant. Quelque part cela permet aussi de conserver le suspense et donne envie d’acheter la suite, maintenant je reste persuadé que deux tomes c’est trop léger.

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