Ragnagna et moi

 

Année : 2017
Catégorie : Seinen
Genres : Comédie / Tranche de vie
Dessinateur : Ken KOYAMA
Auteur : Ken KOYAMA
Éditeur : Ki-oon
En cours…

Avis : Tome 1 / Tome 2

Dernièrement j’ai eu la chance de trouver dans ma boîte au lettre un superbe Service Presse de Ragnagna & moi, un manga tout a fait particulier mais qui de suite a suscité mon intérêt car je pense que c’est un sujet dont on ne parle pas assez librement, et il est temps que les choses changent !
C’est vrai que ce n’est plus aussi tabou qu’auparavant, mais les choses évoluent tout de même assez lentement.
Ragnagna & moi nous permet d’aborder ces petits soucis féminin sous un angle différent, à savoir celui de l’humour. En plus de cela, on trouvera dans le manga tout un tas de comparaisons avec d’autres soucis que chacun de nous peut rencontrer, si bien que le manga pourra s’adresser non seulement aux femmes, mais aussi aux hommes.

Pour commencer, comme à mon habitude, je vous met la présentation de l’éditeur concernant ce nouveau titre :

4bd7f4a0-4d49-47bf-9b12-b5263f43a053
Les éditions Ki-oon sont très heureuses de vous annoncer l’arrivée dans leur catalogue de Ragnagna et moi : un titre frais et intelligent qui brise le tabou des menstruations avec humour et justesse.

Ragnagna et moi a une très jolie histoire…Il s’agit à l’origine, d’un webcomic publié dès 2017 sur Internet. Un an plus tard, il cumule déjà plus de huit millions de vues, ce qui lui permet de sortir en volume relié. En 2019, c’est la consécration : l’œuvre remporte le prestigieux prix Tezuka dans la catégorie recueil d’histoires courtes. Dans la foulée, une adaptation en film sort également au Japon !

À travers des petites histoires du quotidien drôles et touchantes à la fois, Ragnagna et moi a su briser le tabou des règles et libérer la parole, amenant certaines femmes à parler plus ouvertement de leur vécu. Ce manga prouve que les menstruations sont l’affaire de tous, et qu’on peut en rire comme en pleurer.

Voici également le résumé de ce tome 1, que l’on retrouve au dos de la jaquette :
Ponction de sang, coup de poing dans les entrailles, effet chloroforme : quand Ragnagna débarque, elle ne fait jamais dans la dentelle. Son arrivée est aussi redoutée que son absence prolongée peut inquiéter… Elle sait qu’on la déteste et, pourtant, elle remplit sa mission mensuelle avec un professionnalisme sans faille !

Ragnagna a toujours fait partie de la vie des femmes et, contre toute attente, elle pourrait bien être leur meilleure alliée. Tensions dans le couple, stress au travail, combat contre le mal… telle une héroïne de l’ombre, Ragnagna est toujours du côté des femmes car, malgré tout, elle les comprend mieux que personne. Mais vous, la connaissez-vous vraiment ? Elle partage un bon bout de notre existence, alors autant apprendre à l’apprivoiser !

Ragnagna et moi brise le tabou des règles avec un humour dévastateur et une candeur désarmante ! Que vous soyez une femme ou un homme importe peu : cette série décalée ne laisse personne indifférent. Cible d’un engouement massif dès sa sortie au Japon, elle a remporté le prestigieux prix Tezuka en 2019, nouvelle preuve s’il en est que les menstruations concernent tout le monde ! 

Je vous invite à lire un extrait : ici. http://www.ki-oon.com/preview/ragnagna/index.html#page=26

 

J’aimerais que l’on s’intéresse un peu à l’auteur, à savoir Ken Koyama. Déjà ce qui m’a surprise, c’est qu’il s’agit d’un homme. Et oui…
Ne trouvez-vous pas cela tout de même surprenant ? J’avoue que je m’attendais vraiment à que ce soit une femme qui raconte toutes ces histoires, d’autant qu’en lisant on y trouve des situations tout à fait juste sur le quotidien des femmes.
Il fait parti d’une génération de mangaka que l’on pourrait qualifier d’atypique car il s’est d’abord illustré sur internet. En effet, à la base il travaillait pour une imprimerie, mais de part ses capacités et son trait unique, il décide de quitter son poste afin de devenir illustrateur free-lance.
Vous pouvez d’ailleurs retrouver son site à l’adresse suivante : http://koyamaken.com/ , où vous y trouverez notamment son blog.
C’est d’ailleurs sur ce dernier qu’il va s’attaquer à tout un tas de thème, toujours avec humour, n’hésitant pas à s’en prendre même à sa famille, ses amis mais aussi les jeux vidéos, le sexe etc…
En quelques années il acquiert une certaines notoriété qui fait que les éditeurs le repèrent et son premier livre relié sortira en 2014 suivi de trois autres, dont un sur sa femme et sa fille.

4

Mais le jeune homme ne s’arrête pas là et en 2017 il commence le webcomic Ragnagna & moi qui va cumuler en seulement un an plus de 8 millions de vues ! C’est la consécration et le début d’une belle aventure dont je vous ais déjà parlé plus haut.

Sans titre 7

 

Quelques mots également sur l’édition que je trouve vraiment sympathique.
Le format n’est pas classique, puisqu’il s’agit d’un format 15 x 21 cm, et nous y retrouvons 216 pages.
On ne le vois pas sur les photos, mais la couverture présente un papier texturé où l’on voit à l’avant des petits points et le titre du manga écrit de côté, et à l’arrière nous y voyons M Puceau ainsi que Mini Ragnagna et bien évidemment Ragnagna.
Sur la couverture Ragnagna nous propose une serviette hygiénique et à l’arrière on retrouve tous les personnages.
A l’intérieur, deux illustration m’ont beaucoup amusée, je les partages donc avec vous.

Je vais maintenant vous présenter et vous donner mon avis sur ce premier tome…

Polish_20210323_152553976

Tout d’abord, je dois avouer qu’en voyant la couverture et quelques dessins, je n’ai pas forcément apprécié le style graphique de l’auteur. Il faut le dire, c’est particulier.
Maintenant c’est son style, et je trouve qu’il convient parfaitement au style comique de l’ouvrage. Le dessin contribue même d’après moi, en lui même, à la réussite et à l’attrait que l’on peut avoir pour Ragnagna & moi.

image-1605801960

Le manga ne présente pas une seule histoire mais il va s’agit de plusieurs histoires courtes humoristiques arborant chacune des thématiques différentes.
Ce qui est important et intéressant, car de ce fait il va vraiment s’adresser à tout le monde et pas uniquement à une catégorie de la population. Après tout, les règles cela touche tout de le monde de près ou de loin.
Bien évidemment ce sont nous les femmes qui les subissions, mais les hommes aussi doivent quelque part supporter les inconvénients lié à cet état.
Dans ce Tome 1, on va s’intéresser tour à tour, à une femme au foyer ; à une écrivaine ; à une employée de supérette ; à une super-héroïne ; à une citadine d’autrefois, une lycéenne, une femme en âge de se marier, une serveuse de café mais également à une grand mère.
Ragnagna quand à elle sera toujours la même, elle débarque, frappe et prélève du sang… Mais Ragnagna présente aussi un côté protecteur, c’est une bonne amie… N’oublions pas que sans elle, il ne serait pas possible d’avoir des enfants, de plus elle se montre toujours très compréhensive et va même s’adonner à quelques petits arrangements qui feront sourire.
Au final ce n’est pas la méchante, au contraire c’est un personnage auquel l’on s’attache.

image-1605801983

D’ailleurs la grande force de ce manga, c’est aussi pour moi la richesse des différents personnages que l’on rencontre et leur diversité. Et là clairement je m’y attendais pas du tout, et cela m’a fait vraiment énormément rire.
Au fil des pages vous allez faire la connaissance également de Monsieur Puceau, Monsieur Libido, Mini Ragnagna ou encore Miss SPM ( Syndrome Prémenstruel ) dont le dernier chapitre Bonus lui est consacré.
L’auteur va d’ailleurs nous faire habillement comprendre qu’il peut être tout aussi pénible pour une fille d’être envahi par Miss Ragnagna que pour un garçon de devoir se coltiner Monsieur Libido. ( Alors quand M Puceau s’invite également, je vous laisse imaginer le joyeux bazars ).

Mais si l’on ris beaucoup, Ragnagna & moi aborde tout de même des sujets importants et qui mérite d’être traité. Les premières règles, notamment pour un papa solo, les conséquences sur le travail, l’évolution au fil du temps, mais aussi comme je l’ai déjà évoqué la commercialisation de la première serviette jetable au Japon crée par Yoshiko Sakai dans les années 60 .

Pour conclure, c’est un titre que j’ai vraiment énormément apprécié, et je pense que Ki-oon a vraiment eu raison de sortir ce genre de manga qui traite d’un sujet important et qui mérite d’être mis en avant. Le Manga est un merveilleux support qui permet réellement de traiter toutes les problématiques, que ce soit avec sérieux ou humour, et ce titre est pour moi d’une grande richesse.
Je vous invite vraiment à le découvrir et peut être à aller au delà des à priori que vous pourriez avoir.

image-1605802009

Pour aller plus loin, j’aimerais vous retranscrire un sujet que l’on trouve dans le petit fascicule que j’ai reçu.

Polish_20210323_152632032

«  Les menstruations, un sujet encore trop tabou ! 

Aujourd’hui encore, les règles sont une source de discriminations dans nos sociétés, soit dans une volonté pure et dure de rabaisser la femme, soit par l’incompréhension ou par méconnaissance du sujet. Le cycle menstruel est entouré de mythes et de superstitions qui perdurent et se perpétuent…
Les menstruations font encore face à un cruel manque de représentation, et sont pafois même complètement occultées des livres scolaires aux publicités, en passant par les arts et la culture.

Au Japon, si on peut noter une évolution de la société par rapport à la question, les traditions ont la vie dure et les tabous enracinés dans la culture persistent, en changeant de forme.
Sujet à débat, le « congé menstruel » est autorisé au Japon depuis 1948, même si la plupart des Japonaises n’utilisent pas ce droit en raison d’une pression sociale trop pesante et par peur d’être jugées par leurs collègues ou leurs employeurs.

La publication sur internet de Ragnagna et moi a permis à de nombreuses lectrices de s’exprimer et les témoignages personnels ont été postés sur le blog de l’auteur. Le succès en librairie, la répercussion dans les médias et l’adaptation du titre en film ont été des leviers pour ouvrir un peu plus le débat sur les menstruations et les question qui y sont rattachées ».

Pour moi les règles sont un sujet très intéressant, d’ailleurs n’hésitez pas à en débattre en commentaire.
Personnellement je trouve que l’on est tout de même plus ouvert au dialogue qu’avant, mais bon il reste encore de nombreux tabou.
En tout cas maintenant il y a clairement des pub à la télé, et même des pub qui je trouve ne sont pas forcément jolies à voir, mais le sang sur une serviette n’est pas joli… c’est une réalité.
Nous abordons aussi de plus en plus des sujets liés aux protections qui existent, et l’on s’intéresse également à la dangerosité de certaines. J’ai trouvé très intéressant le passage où l’on apprenait quand le Japon avait eu pour la première fois des serviettes hygiénique jetable, quand on sait l’importance qu’elles peuvent avoir.
Il faut dire que personnellement à 37 ans, c’est vrai que je considère cela comme acquis, et je ne pense pas forcément qu’avant cela n’existait pas forcément.

Sur ce, je vous donne rendez-vous prochainement pour le tome 2, car bien évidemment c’est une série que je vais suivre avec la plus grande attention.

Tome 2

L’on retrouve Ragnagna dans ce second tome qui m’a paru aussi intéressant que le précédent.
Un sujet dont on parle trop peu et qui mérite cependant que l’on s’y intéresse, alors en plus quand il s’agit d’un manga écrit par un homme qui paraît avoir parfaitement cerné la chose, pour moi c’est un grand OUI.

Ici les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas, chacune abordant une problématique en particulier de manière bien souvent pertinente tout en y apportant bien évidemment une touche d’humour qui fait que le manga reste très agréable à lire.

Ragnagna et les amoureux…

Vous l’avez compris, ici sans surprise se trouve abordé la problématique des règles dans une relation amoureuse, notamment une première relation amoureuse avec un jeune qui n’est pas forcément au courant de tout Ce qui passe avec le corps de la femme ce qui peut amener à pas mal d’incompréhension.
Même si cela prête à sourire, c’est tout de même je trouve une problématique très concrète à laquelle bon nombre de femmes et donc par conséquence d’hommes se retrouve confrontés. Ici nous avons l’exemple des vacances et conjuguer avec Ragnagna durant celles-ci ce n’est pas toujours évident.
Alors oui, aujourd’hui nous disposons de tout un tas de choses qui permettent de diminuer l’impact des règles sur un quotidien et qui permettent même de profiter de la piscine, de la mer, des sorties etc… Mais pour autant les bouleversements hormonaux que cela entraîne peuvent avoir des conséquences significatives sur le bien-être des femmes et ce n’est pas toujours évident pour un partenaire de comprendre ce besoin de rester au lit que nous pouvons connaître. (Alors même que c’est les vacances et qu’il serait tout de même plus judicieux d’en profiter).

Ragnagna et la fin du monde…

Chose assez surprenante, nous retrouvons ici une histoire d’invasion de zombie. N’avez-vous jamais remarqué que le sujet des règles n’est pas souvent abordé dans ce genre de fiction ? Et pourtant cela a une énorme importance pour les femmes.
D’ailleurs de nos jours les serviettes sont considérées comme des produits de première nécessité.
C’est une histoire que j’ai trouvée assez amusante, car nous y retrouvons un homme un peu pataud qui n’est pas vraiment doué pour se battre etc, mais qui va réussir à contribuer à sa manière au bien-être du groupe et notamment à la gent féminine en s’intéressant à leurs protections hygiéniques.
J’avoue que je serais très curieuse de pouvoir lire une étude qui poserait la question de savoirs quelles sont les choses les plus importantes à avoir en cas de survie. Je suis certaine que les réponses des hommes et des femmes seraient différentes.
Bon j’avoue que l’on peut aller un peu plus loin et opposer quelques arguments. Par exemple qu’une culotte ça se lave et que l’on pourrait parler ici uniquement de confort et que bien évidemment sans nourriture et sans eau nous mourrons, ce qui n’est pas le cas d’une protection hygiénique.

Ragnagna à l’école primaire…

04

Une histoire qui pose la question des règles par rapport à l’enseignement, notamment à l’école primaire, une période où cela peut être très mal vécu pour les petites filles. Je me rappelle que pour ma part, j’avais vraiment peur qu’elles débarquent alors que j’étais si jeune.
Ici nous apprenons que l’enseignement sur ce genre de sujet a beaucoup changé au Japon par rapport à l’époque où les cours étaient dispensés de manière différentes aux garçons et aux filles. Ce qui n’est pas du tout une bonne chose si l’on veut que tout le monde puisse se comprendre.
Ici nous allons voir différentes intervenantes, toutes avec des situations et des âges différents qui parleront aux jeunes élèves de Ragnagna.
Le message étant très clair à savoir que Ragnagna est différente pour tout le monde et qu’il est important de la considérer non pas comme quelque chose d’extraordinaire et d’en avoir peur, mais au contraire, il faut qu’elle devienne quelque chose de banal et du quotidien.
Et c’est aussi en informant les plus jeunes, notamment les garçons, que pour le futur ils pourront faire preuve de compassion.
L’éducation jouant donc de nos jours un rôle primordial. (Bien évidemment l’on ne parle pas là des cours purement biologique).

J’avoue que je ne sais pas du tout comment cela se passe en France, il me semble qu’il y a des cours qui devraient être obligatoires sur l’éducation sexuelle etc, mais d’après mon fils il n’en a pas vraiment eu. Il faut dire que c’est toujours un moment très redouté de la part des professeurs et ce n’est pas toujours évident.
Personnellement je pense qu’il serait vraiment bien que tout le monde puisse en parler sans tabou et il faut je pense avancer tous ensemble dans ce sens.

Ragnagna dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Encore une histoire façon science-fiction avec un sujet un peu différent de ceux que l’on a pu voir aborder avant. En effet, il ne s’agit pas à proprement parler des règles, mais plutôt des difficultés que peuvent rencontrer les femmes notamment en avançant en âge.
En effet, plus les années passent et plus les femmes deviennent moins fécondes, ce qui est un paramètre à prendre en compte lorsque l’on souhaite avoir un enfant. Pour ma part je l’ai très vite compris et je vous avoue que si je n’avais pas eu mon fils jeune, je n’aurais jamais été maman.
Donc c’est important !
Ici l’on retrouve une extraterrestre qui n’arrive pas à tomber enceinte, elle va même avoir recours à la fécondation in-vitro mais cela n’est pas non plus une solution miracle.
Se retrouve également la compatibilité entre les couples, bon dans cet exemple cela va un peu loin car nous avons carrément deux espèces différentes, mais le fait que c’est aussi une problématique que l’on peut rencontrer.
Pour autant un couple n’a pas besoin nécessairement d’avoir un ou des enfants et peut très bien s’épanouir sans cela.

Ragnagna et la collégienne…

Une histoire dans laquelle je n’ai pas trouvé que les règles étaient au cœur du problème bien qu’elles soient tout de même un élément de la problématique de l’histoire.
En effet l’on y retrouve une collégienne qui semble ressentir un profond mal-être vis-à-vis de la vie au collège et qui songe tout simplement à abandonner ses études pour aller travailler avec toute l’innocence que l’on peut avoir à cet âge. Bien évidemment cela n’est pas autorisé et elle va être confrontée à la réalité de la vie.
Mais elle va comprendre aussi qu’une solution alternative existe et que seule l’éducation est obligatoire, de ce fait il est possible aussi d’étudier de manière différente si la vie au collège est vraiment insupportable. En effet, il y a énormément de suicide au Japon en milieu scolaire, notamment à cause de harcèlement et ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère.
Ragnagna évoquera l’importance d’avoir du soutien des autres, mais aussi celle d’avoir un but dans la vie.
Bref, nous dépassons ici largement le cadre des ragnagnas mais ce n’est pas plus mal. Il faut dire que bien souvent les premières règles apparaissent à un moment de la vie de l’adolescente qui est déjà bien compliqué.

Fausse Ragnagna et la femme dans la fleur de l’âge…

J’avoue qu’avec ce titre je m’attendais à une toute autre histoire, en effet je pensais plus à quelque chose autour de la ménopause mais ce n’était pas du tout le cas.
Au contraire, un sujet qui me parle tout particulièrement puisqu’il s’agit ici d’un souci que beaucoup de femmes peuvent rencontrer au cours de leur vie, et qui est en lien avec les règles, ce sont les kystes ovariens.
Maintenant là encore, l’on peut y voir un prétexte pour aborder une autre problématique, à savoir le fait de savoir se ménager dans la vie professionnelle et de ne pas tout miser sur le travail en délaissant sa santé. Maintenant je ne suis pas certaine que l’exemple choisi soit vraiment pertinent pour ce sujet, car ce n’est pour moi pas du tout le surmenage qui est la cause d’un kyste mais soit.
L’on y retrouve une jeune demoiselle qui travail dans le milieu de l’édition et sur laquelle se reposent pas mal de ses collègues. Il faut dire que ne voulant causer de tord à personne, elle travaille bien plus que de raison si bien que c’est un collègue qui lui conseil d’aller voir un gynéco chose qu’elle n’avait jamais fait avant. Au final elle va se rendre compte que le monde continue de tourner même sans elle…

Ragnagna et l’Idol…

Là encore, je n’ai pas trop compris le rapport entre l’histoire et Ragnagna. Alors oui, elle apparaît comme étant une gène pour une Idol, ce qui est tout à fait logique. Et l’on va donc apprendre qu’il existe des solutions pour palier à cela dont l’une qui n’est pas sans conséquences néfastes.
Maintenant l’on y retrouve surtout une confrontation entre deux idoles qui n’ont pas du tout été entraîné de la même façon, avec d’un côté une demoiselle formaté qui a fait ce qu’on lui demande et de l’autre une demoiselle dont le coach à privilégié ce que sa protégé voulait devenir, afin qu’elle exprime réellement ce qu’elle ressent…
Au final aucune des deux de gagnera mais cela débouchera sur une amitié.
Et Ragnagna dans tout ça ? Bah l’on va simplement voir que l’une des filles visiblement prend quelque chose pour ne plus avoir ses règles et le manque d’oestrogènes va avoir des conséquences sur son squelette ; et l’autre découvre les tampons qui lui permettent d’effectuer les mouvement bien plus facilement qu’avec une serviette hygiénique.
Bref, je n’ai pas du tout été convaincu par cette histoire.

Enfin nous avons le droit à un épisode inédit :

Courage petit puceau !…

Et oui, l’auteur avait créé d’autre personnage, dont un en référence au pucelage et l’on peut donc lire une courte histoire autour d’un garçon puceau.

Nous avons le droit également en parallèles des histoires, des conseilles de Ragnagna sous forme de petites notes en bas de pages. Cela concerne notamment le fait qu’il faut privilégier les boissons chaudes en période de règles, le fait que la pilule ne sert pas que de moyen de contraception mais permet aussi de réguler les règles, ou encore la nécessité d’aller chez le gynéco pour se faire dépister ainsi que des informations concernant la pilule contraceptive et son utilité et l’utilisation des tampons hygiéniques, sans oublier les antidouleurs pour ne pas souffrir.

Coté édition, à l’intérieur de la couverture il y a des illustrations que je trouve très intéressantes, sur l’une d’elle l’on retrouve ce que contient le sac de Ragnagna, ce qui est très amusant . Et sur l’autre, l’on y vois des choses qui ne sont pas Ragnagna, tel que le Kyste ovarien qui apparaît dans l’une des histoires.
Je ne sais pas si toutes ces versions de Ragnagna seront utilisées pour la suite, mais je trouve ça pas mal. D’autant qu’il reste encore multitude de sujets à aborder.
Nous retrouvons également plusieurs pages couleurs, ce que j’apprécie beaucoup.

Bref, après avoir évoqué chacune des histoires présentes dans ce tome, voici mon avis plus globale sur le manga.
Tout comme le tome précédent, je l’ai trouvé très intéressant à lire. Je ne dirais pas que j’ai appris quelque chose, car en tant que femme c’est un sujet qui m’a toujours intéressé et j’ai déjà fait de nombreuses recherches sur le sujet, de plus ma mère n’avait aucun tabou avec cela et nous pouvions en discuter dès ma plus tendre enfance. Maintenant je pense que ça peut être malgré tout très intéressant à découvrir car cela aborde les règles sur le ton de l’humour dans un but de banaliser quelque le sujet et d’en faire quelque chose dont il ne doit pas être difficile de parler.

Maintenant j’ai quand même trouvé que Ragnagna n’était pas forcément au centre de toutes les histoires et qu’elle n’était parfois qu’un prétexte à l’auteur pour s’exprimer sur des sujets totalement différents, peut-être par convenance personnelle parce que ça faisait écho à ce qu’il pouvait ressentir sur le moment. Après ce n’est guère suprenant car c’est aussi son style, n’oublions pas que Ragnagna et moi est un webcomic et ce format correspond sans doute à une façon différente d’écrire.
D’ailleurs j’ai trouvé que les sujets abordés étaient pratiquement tous très intéressant et amène à la réflexion. Cela permet aussi au lecteur de songer à sa propre expérience sur le sujet et aux femmes de parler librement de leur vécu.
Nous avons toutes moult anecdotes concernant Ragnagna… d’ailleurs n’hésitez pas à m’en faire part.

Je remercie énormément les éditions Ki-oon pour ces services Presse, et je vous invite à les suivre sur leurs divers réseaux sociaux.

04 01 03 02

N’hésitez pas à me donner votre avis, et si vous avez la moindre question je suis à votre service.

CatZ

 

31 réflexions sur “Ragnagna et moi

    • Tu as raison, de toute façon tu peux lire l’extrait et tu verras de suite si ça peut te plaire ou non. En tout cas personnellement j’ai beaucoup rigolé.
      J’y allais presque à reculons même si il m’intéressait car le dessin est pas jolie jolie, mais au final ça fonctionne tellement bien. Puis j’ai été vraiment sur le cul de voir que c’était un homme aux manettes, je pense que le fait qu’il soit marié avec une fille joue beaucoup haha, car il y a du vécu là dedans obligé. Mais justement c’est bien car ce n’est pas juste sur le rapport de la femme aux règles, les hommes y ont leur place. Enfin je t’encourage vraiment, car c’est amusant. Après il se lit vite, tu t’en doute, mais ça permet de passer un bon moment.

      J’aime

  1. Cc c est très tabou ca s est sur , car un sujet qui touche plein de personnes mais malheureusement certains ou certaines ne le comprennent et signalent meme ta page sur fb , ton blog pour pas que tu partages.

    J’aime

    • Sérieusement ? Tu as eu ce genre de soucis ? Je me demande tout de même bien pourquoi.
      C’est la nature après tout, il faut en parler.
      J’aime quand le sujet est traité de façon décomplexé en tout cas, et puis ça nous permet de relativiser.

      J’aime

    • Je dirais qu’au moins ils osent quelque chose plutôt que de ne pas parler du sujet.
      Et j’avoue n’avoir ressenti aucune agression, esthétiquement je n’adhère pas à tous leurs choix, mais bon…
      C’est peut être une question générationnelle, je ne sais pas.

      J’aime

  2. J’aime beaucoup l’idée de décomplexer ces sujets. C’est véritablement superbe pour aider même les jeunes filles à dédramatiser de cela. Voilà une lecture que je me note pour mes prochains investissements merci.

    J’aime

    • Moi aussi j’aime beaucoup l’idée. Après pour de très jeunes filles je ne pense pas que ça soit conseillé vu qu’il est questions de relations intimes, mais bon.En tout cas cela permet de voir les règles sous un autre angle et ça s’est pas mal. Si il t’intéresse, je t’invite à lire l’extrait. En tout cas moi j’ai beaucoup apprécié et j’achèterais la suite sans aucun doute.

      J’aime

  3. Pingback: Mon avis sur… Ragnagna et moi T.1 de Ken Koyama – Le blog de l'Apprenti Otaku

  4. Chronique bien complète, j’aime beaucoup ce format !
    Je me retrouve totalement dans ton avis positif sur le titre même si j’ai peut-être eu plus de mal que toi, il me semble, avec les dessins et avec le parallèle règles/libido que j’ai trouvé fort maladroit ^^!
    Mais cela reste un titre vraiment intéressant que je recommanderais facilement à des ados par exemple 😉

    J’aime

    • Hello, merci beaucoup pour ton commentaire. Figure toi que j’avais été lire ta chronique, et j’avais vu que tu avais relevé ce soucis avec le parallèle règles/libido, mais ne l’ayant pas relevé je n’en ais pas parlé. Cela ne m’a pas plus choqué que cela…
      Je suis d’accord avec toi pour les ados, par contre pas pour les enfants. Plusieurs mères m’ont demandé si il pouvait s’adresser à des jeunes filles en questionnement, pour moi ce n’est pas du tout le but. Par contre je rejoint l’avis de l’Apprenti Otaku par rapport aux hommes. Au départ je pensai que ce manga allait s’adresser aux filles, je pensais même que c’était écrit par une fille… mais non… et les hommes peuvent clairement y trouver leur compte, d’autant qu’ils y sont confrontés dans la vie de couple. Bref, vraiment une belle découverte.

      Aimé par 1 personne

      • On a tous nos propres sensibilités et interprétations, je comprends 😉
        Effectivement vu le côté humoristique, je le vois moins pour des jeunes en réel questionnement, c’est plus pour s’amuser et se familiariser gentiment. Je pense aussi que l’Apprenti Otaku a bien raison de ce côté-là, les hommes devraient en profiter pour le lire 😉

        J’aime

  5. Pingback: Manga Time : Ragnagna et Moi Tome 1 (Fiche) – Les voyages de Ly

  6. Cette bd me fait penser à la difficulté pour les femmes avant quelque soit le pays. Souvent vu comme sale et dans certaines religions encore de nos jours, les femmes doivent dormir à part car impure. Les femmes ont toujours su trouver des moyens pour gérer ce flux de sang intempestif. Maintenant, on peut prendre la pilule tout le temps pour ne plus subir ce moment.

    J’aime

    • J’avoue que c’est bien pratique…
      Je me demande si l’auteur va aborder d’ailleurs ce point là, le fait ou non de se passer des règles. Car psychologiquement, pour certaines femmes il faut que ça saigne pour qu’elles se sentent femmes.
      La pillule non stop je ne suis pas certaine que ce soit une pratique si répandu que ça, franchement ça mériterait un chapitre.

      J’aime

      • Je crois que le tome 2 est très attendu.
        Il faut dire qu’il y a à dire sur les règles surtout si le mangaka ouvre l’angle en dehors du Japon. Peut-être même abordé l’angle religieux.
        La pilule non stop n’est pas une pratique répandu car les médecins sont encore souvent dans l’idée qu’une femme doit avoir des règles. Alors que les études prouvent que cela ne nuit pas à la femme. Mais moralement, c’est un autre rapport. En plus les gynécos sont majoritairement des hommes et les médecins généralistes formés avec des idées d’un autre temps. On peut le voir sur la contraception féminine qui malgré l’étendue des possibilités se réduit toujours aux mêmes choses. Le corps de la femme est encore pour un moment au coeur de réflexions sociales et éthiques. Et souvent sans que les intéressées soient conviés au débat.

        J’aime

  7. Pingback: Ragnagna et moi – Tome 1 – Ken Koyoma | 22h05 rue des Dames

    • Bah ce n’est pas du tout un ouvrage destiné uniquement aux jeunes. Il aborde des sujets que l’on rencontre à tout âge, comme je l’ai noté.
      Le webcomic c’est exactement la même chose… avant d’être publié sous forme papier, il était juste le net.

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s