Contes merveilleux du printemps

Année : 2021
Catégorie : Seinen
Genres : Histoires courtes / Romance
Dessinateur : MONDAY RECOVER
Scénariste : MONDAY RECOVER
Date de parution : 27/05/2022
Éditeur : Mahô

Je tiens à remercier les éditions Mahô pour ce service presse car sans cela je serais sans doute passée à côté de ce titre très sympathique et que je recommande.
Un titre poétique mêlé à une touche de surnaturel, parfait pour un après-midi au soleil.
De belles romances et amitiés entre filles, pleines de douceur mais aussi parfois un peu tristes avec des personnages auxquels l’on s’attache vraiment très rapidement.
Très clairement, j’ai passé un bon moment de lecture comme je les aime, donc n’hésitez pas.

Pour commencer voici la présentation de l’éditeur :

Est-ce l’amour qui fait éclore les fleurs du printemps ?
Ces pétales d’amour s’envoleront-ils loin au vent ?
Ô toi, mon être magique, laisse-moi espérer un futur à tes côtés.
Car ce court printemps en ta compagnie m’a enivrée d’une trace parfumée.

Quatre femmes, quatre destins… Quatre amours ?

Après 9 Lives Man – Un amour à sens unique, Monday Recover revient dans une nouvelle romance One-shot. Ce recueil de 4 nouvelles y dépeint les relations amoureuses de 8 femmes et leurs difficultés à comprendre et reconnaître leurs sentiments. Contes merveilleux du printemps est une romance, une romance qui traite d’amours lesbiens sans tomber dans les clichés. Le talent de Monday Recover (grand prix de la BD Taiwanaise 2019, 2020 et 2021!) réside ainsi dans sa façon de présenter des relations hétérosexuelles et homosexuelles avec une grande simplcité et des personnages avec beaucoup d’humainté.

Concernant l’autrice, l’éditeur précise que Monday Recoveur est une mangaka d’origine taïwanaise. Elle a écrit plusieurs mangas à succès (Ruban Rose, Heaven on Earth) et a été nommée pour plusieurs prix. En 2019, elle remporte pour Ruban Rose le grand prix de la BD de l’année taïwannaise.
L’année suivante, son nouveau titre 9 Lives Man – Un amour à sens unique remporte à son tour le prix de la BD de l’année 2020. Contes merveilleux du printemps est son dernier titre.

J’avais d’ailleurs acheté 9 Lives Man dont je vous avais parlé rapidement sur le blog en vous donnant un avis assez rapide je dois bien l’avouer. C’est un titre que j’avais plutôt apprécié, où nous avions le point de vue d’un homme concernant ses sentiments qu’il éprouvait envers une demoiselle inaccessible à ses yeux et pour laquelle il a laissé échapper sa chance.

L’autrice dispose également d’un site : https://lufbsis.wixsite.com/mondayrecover. Vous pouvez y retrouver ses travaux, notamment de très belles illustrations ainsi que des extraits de ses manhua.
Il y a également les liens vers ses autres réseaux sociaux si cela vous intéresse.

Comme je l’ai noté plus haut, j’ai vraiment pris plaisir à lire ce manhua composé de 4 histoires différentes mais qui ont toutes suscitées à leur façon mon intérêt.
Certaines plus courtes que d’autres, d’autres plus poétique ou légère, mais ayant toutes en commun l’amour et/ou l’amitié entre deux personnages féminins.
Cependant n’ayez crainte, c’est une lecture qui reste tout public, il n’y a aucune scène explicite. Le tout est vraiment empreint de douceur.
Certaines de ces histoires ont des liens entres elles puisque l’on y retrouve des personnages issus d’une même famille et possédant un don qui leur permet de voir les fantômes des personnes aimées.
Ceci apporte une petite touche de surnaturel ce qui n’est pas sans me déplaire.
Nous y retrouvons également un côté très poétique, que ce soit dans les textes ou même les illustrations et ce n’est pas pour rien que nous retrouvons le terme « contes » dans le titre.

Le Paradis sur Terre

Pouvoir avoir à jamais sa meilleure amie avec soi, ne serait-ce pas le Paradis sur Terre ?

Une histoire très touchante entre deux demoiselles, l’une d’elle (Yingzi) est capable de voir les esprits, et l’autre (Yong’en) est un fantôme qui a perdu la mémoire et qui ne peut pas aller au paradis.
La pauvre est morte de manière absurde et se retrouve à errer dans notre monde.
La raison ne serait autre qu’une promesse faite autrefois entre elle et son amie Yingzi. Elle ignore qu’elles se connaissaient de son vivant et cette dernière espère secrètement que son amie ne retrouve pas la mémoire afin qu’elles puissent rester ensemble encore de longues années.

Pétales flottant sur les eaux de mes songes

Alors je ne vais pas vous mentir, c’est une histoire que j’ai eu bien du mal à comprendre dans son intégralité.
Il est question d’une autre descendante de la famille Lin que l’on retrouve ici, Hezhou ainsi que de son amie Mari. Après avoir entendu en classe une légende à propos d’un cerf qui se trouvait non loin de chez elle et selon laquelle si un bois se brise notre vœux est exaucé, elle décide d’aller lui en dérober un… Mais suite à cela il semblerait qu’elle tombe dans le coma et que Hezhou commence à apercevoir son esprit d’où coule de l’eau formant des flaques d’où il en sort un cerf…
Suite à cela les deux demoiselles vont se retrouver dans un temple où elles y croiseront un Dieu qui va trouver une solution à leur calvaire. Mari devant renoncer alors à sa corne.
Son souhait n’était autre que de ne pas se marier afin de ne pas quitter son amie…

J’ai trouvé cette histoire malgré tout très jolie et surtout très poétique. Nous avons tout un tas de planches sans mots où seul le dessin suffit à nous transmettre un message, une émotion…
Derrière cela il y a sans doute des références qui m’échappent complètement et il aurait peut-être été pertinent de mettre une note.
Maintenant bien évidemment en aucun cas cela va gâcher la lecture, mais vous le savez, j’aime approfondir les choses. J’ai fait des recherches et je n’ai rien trouvé.

Trônant dans mon jardin un îlot magnifique

Il s’agit de l’histoire la plus longue de ces contes merveilleux et sans doute la plus triste également.
Nous y retrouvons à nouveau des membres de la famille Lin et comprenant à quel point cette capacité de voir les fantômes est à la fois une bénédiction et une malédiction.
Il est question d’une histoire d’amour entre une jeune demoiselle, héritière de la famille Lin qui est destinée à se sacrifier pour celle-ci et la concubine de son père qui y retrouve quelque part son reflet et qui depuis qu’elle l’a aperçu lui est entièrement dévouée.


Cette dernière va aller jusqu’à sacrifier sa vie pour que sa bien aimée n’est pas à subir le poids de ce que l’on demande d’elle, mais elle sacrifiera également bien plus que cela…
Nous avons dans cette histoire un parallèle très intéressant avec un conte traditionnel chinois concernant un étalon et une jeune fille qui se transformera en ver à soie… Une histoire que je ne connaissais pas du tout.
(J’ai vu qu’il existait une adaptation française illustrée par Elza Lacotte dont le titre est « La Déesse des vers à soie).

Une chose indescriptible

Cette histoire se passe à notre époque et l’on y retrouve deux demoiselles qui se rencontrent par le biais des réseaux sociaux. L’une d’elle est en train d’écrire une thèse et l’autre compte écrire un roman et elle partage sur instagram des photos des tigres des temples de Taiwan.
Alors qu’elle semble assez érudite à propos des Yokaï, elle fait mention un jour d’un « passeur de chemin » qui pourrait relier les rêves de deux personnes rêvant l’une de l’autre.
Durant plusieurs semaines elles se rapprochent allant de temples en temples et bien qu’elles se sentent bien l’une avec l’autre, elles n’osent entamer une relation amoureuse… une fois les visites terminées, chacune part de son côté.
Mais un grand manque se fait ressentir et si le passeur de chemin existait ?
En tout cas, alors qu’elles rêvent l’une de l’autre, elles comprennent que quelque chose s’est passée et décide finalement de tenter une relation.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, il faut dire que tout ce qui touche au rêve fait toujours énormément sens pour moi.

A la fin il y a des pages Bonus amusantes avec des histoires en quatre cases autour des personnages de ces différentes histoires.
L’on y retrouve également une histoire un peu plus longue permettant de faire un crossover entre les différents personnages de toutes ces courtes histoires. J’ai trouvé ce cela très intéressant.
Sans oublier une planche où l’auteur nous parle du travail autour de cette adaptation.

Bref, que dire de plus que c’est vraiment un Manhua à découvrir !
N’hésitez pas et foncez dans vos librairies.

Je vous invite à suivre les éditions Mahö sur les réseaux sociaux…

04 01 03 02

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous avez des questions à me poser je suis à votre disposition.
CatZ

11 réflexions sur “Contes merveilleux du printemps

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