Ningyo

Année : 2022
Type : Global Manga
Genres : Drame / Fantastique / Mystère / Surnaturel
Dessinateur : Mato
Scénariste : Antoine Dole
Éditeur : Glénat
Nb volumes VF : 1 (Terminé)

Après Jizo, j’avais bien évidemment très envie de découvrir Ningyo qui est la deuxième collaboration de la dessinatrice Maro et Mr Tan sur le thème des folklores japonais et le moins que l’on puisse dire c’est que mon avis est assez mitigé.

Voici la présentation de l’éditeur :

Sirènes sylvestres

La forêt d’Aokigahara au Japon, autrement appelée “la mer d’arbres” ou “la forêt des suicidés”… Un homme y perd la vie, comme guidé par de mystérieuses créatures. Quelque temps après, Kai, son petit frère, arrive sur place, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce au cœur de cette forêt, le lieu semble se transformer… Et si la rencontre d’un humain et d’une sirène pouvait influencer l’avenir du monde ?

Après Jizo, Ningyo est la deuxième collaboration de la dessinatrice Mato et Mr Tan sur le thème des folklores japonais. De la fusion de ces deux esprits créatifs est née une forêt envoûtante où le rêve se mélange à la réalité, où l’Histoire se conjugue avec le présent. Suicide, extinction d’une ethnie… les sujets abordés ne sont pas faciles, mais la douceur du trait de Mato, comme le regard bienveillant que Mr Tan porte sur son récit ne laissent jamais l’obscurité prendre le pas sur l’espoir.
Sensible et onirique, Ningyo plaira bien évidemment à tous ceux qui ont aimé Jizo, mais aussi à toute personne s’intéressant au manga pour une première lecture.
(Source + extrait : https://www.glenat.com/roman-graphique/ningyo-9782344046029)

Comme vous pouvez le voir, lors de la sortie du manga nous pouvions recevoir un magnifique ex-libris dans la limite des stocks disponibles. Je ne sais pas si c’est encore d’actualité, mais au cas où n’hésitez pas à le demander.

Sur le site de l’éditeur l’on retrouve également une présentation des auteurs, ce qui est toujours très intéressant.
Mr Tan
Antoine Dole, alias Mr Tan, est né en 1981. Créateur et scénariste de la série Mortelle Adèle (10 millions d’exemplaires écoulés), il est aussi romancier aux éditions Actes Sud et Robert Laffont. Ses voyages au Japon ont donné naissance à différents ouvrages questionnant la société japonaise ou explorant ses codes, dont le roman Ueno Park (Actes Sud, 2018), l’album Les Jours Heureux (Nobi Nobi, 2019), le manga 4LIFE (Glénat Manga, 2019) ou le recueil de photographies Nendo Stories (Glénat Editions, 2 019). Il rencontre Mato à Tokyo en 2019 et déroule avec elle l’histoire de Jizo, poussant plus loin son exploration du folklore japonais et de ses croyances. Ils se retrouvent une nouvelle fois pour Ningyo, un conte sensible onirique. Primés à plusieurs reprises, les ouvrages d’Antoine Dole sont traduits dans différents pays, dont la Chine, la Corée, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, l’Ukraine, la Russie, l’Arménie ou encore les Pays-Bas.
(Source : https://www.glenat.com/auteurs/mr-tan-0)

Mato
Mato est née le 7 janvier 1984 à Yokohama, au Japon. Aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, elle a toujours dessiné. Dès son enfance, les mangas ont été ses lectures préférées. Elle a commencé à créer ses propres mangas sur un cahier dès l’âge de 8 ans. À 12 ans, elle rêvait de devenir mangaka (auteur de manga). Depuis 2005, elle expose des illustrations et des figurines en glaise. Depuis 2010, elle participe au salon Comitia (Original Independence Comic Exhibition) au cours duquel elle présente ses ouvrages autoédités.
Mes amis les Popumomos est son premier ouvrage publié, œuvre qu’elle a présenté au Comitia en 2012.
Ses sources d’inspiration sont nombreuses, elle est une grande admiratrice de Tim Burton (cinéaste), Yuichi Kumakura (mangaka), Daisuke Igarashi (mangaka), Takako Hirai (illustratrice), les artistes de l’âge d’or de l’illustration, etc.
(Source : https://www.glenat.com/auteurs/mato)

Concernant Jizo, je me rend compte que je n’avais pas posté l’article sur le blog, je vous donne donc le lien vers mon post Facebook en cliquant sur l’image.

Voici à présent mon avis sur Ningyo :

Comme je l’ai noté plus haut ce sera pour moi un avis mitigé mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas aimé, au contraire c’est un manga que j’ai trouvé très agréable à lire avec un contenu profond qui laisse une trace et qui m’a touché, mais comme pour Jizo je trouve cela dommage de ne pas avoir d’explications de le part de l’auteur.
Je vous avoue que j’ai fait quelques recherches pour comprendre certaines choses, alors certes ce n’est pas indispensable mais… Je ne comprenais pas au départ pourquoi mélanger la forêt de Aokigahara avec une sirène et y créer un milieu aquatique bien présent.
Mais il faut savoir que l’autre nom de la forêt des suicidés qui pour moi est le plus commun, est la mer d’arbres… et là cela prend sens.
De même je ne connaissais pas du tout le terme « Ningyo » qui est une créature des mers de la mythologie japonaise. Un petit article en fin de tome à ce propos avec pourquoi pas des illustrations auraient été pour moi tout à fait pertinent.
J’aurais enfin aimé savoir ce qui a amené l’auteur à traiter de ce sujet et pourquoi l’avoir traité de cette manière.

Très sincèrement au niveau de l’histoire, je n’ai absolument rien à redire. Nous avons un jeune homme dont le frère s’est suicidé dans la forêt de Aokigahara et qui va s’y rendre pour trouver des réponses à ses questions. Pourquoi s’est -il suicidé alors que sa vie semblait si parfaite ? Pourquoi avoir choisi cet endroit en particulier pour mettre fin à sa vie ?
Des questions tout à fait légitimes dans ce type de problématique.

Mais tout cela ne va être qu’un prétexte à l’auteur pour placer la véritable histoire du manga qui sera avant tout la rencontre du garçon avec Ningyo, une mystérieuse créature qui va le guider jusqu’à elle dans cette forêt semblant sortie d’une autre dimension.
Il va s’en suivre un échange très intéressant où la demoiselle va lui conter son histoire ou plutôt l’histoire de tout son peuple dont l’existence est bien antérieure à celle des hommes et la rencontre avec ces derniers qui lui apparaissent comme destructeurs de tout ce qu’elles avaient pu créer auparavant en tant que déesses et créant ainsi une véritable opposition à plusieurs niveaux.
Devant cet homme qui prenait tant de place, elles ont dû s’adapter, changer d’environnement, pour au final souffrir… cette souffrance entrant en résonance avec celle des hommes et plus particulièrement les visiteurs de la forêt.
Mais Ningyo est persuadé d’une chose, c’est l’existence du pouvoir de l’amour que possèderait Kai et qui pourrait jouer un rôle salvateur devant toute la négativité du monde.

Nous sommes face à une œuvre que j’ai trouvé poétique et philosophique avec des sujets qui ne peuvent que nous toucher. Et devant toute la tristesse qui s’en dégage au travers du deuil mais aussi lorsque l’on réfléchit au sort de notre monde, c’est bien un message d’espoir qui en ressort, celui de ne pas abonner la possibilité d’un avenir radieux.

Concernant les dessins je les trouve réussis, je pense qu’il ne doit pas être facile de représenter une forêt. J’ai trouvé que la sirène était jolie, j’aime particulièrement le travail qui a été fait au niveau de sa queue qui devient une sorte de robe avec un drapé rappelant le voile de certains poissons.
Nous retrouvons des planches sans texte, ce qui pourrait rendre la lecture assez rapide.
Le style d’écrire est vraiment plaisant, pour moi Ningyo nous offre presque un monologue mais l’on bois ses paroles comme un chant… hypnotisé…

Bref, c’est un ouvrage que je ne peux que conseiller de par sa qualité. N’hésitez pas à me donner votre avis car je serais très curieuse de le connaître.

Je vous invite à suivre Glénat sur les réseaux sociaux…

04 01 03 02

CatZ

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7 réflexions sur “Ningyo

    • Non pas du tout, je ne vois pas pourquoi il faudrait être habitué à en lire. On peut lire un livre pour enfant sans être habitué aux livres pour enfant, un roman de fantasy sans jamais avoir lu de fantasy, une bd sans jamais avoir lu de bd. Le sujet traité pourrait l’être via un autre support. C’est assez sombre en effet, mais c’est surtout un titre qui fait réfléchir, beau et au final très positif.

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  1. j’aime aussi découvrir tout ce qui touche au folklore japonais (chinois ou coréen) c’est fascinant… MAis je te rejoins sur le fait que quand tu es neophyte, tu aimes avoir qques explications 😉

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    • Ben oui, c’est un minimum. Surtout que je pense que normalement il y a cette envie de la part des auteurs de transmettre quelque chose, de partager. Et c’est très difficile de faire adhérer les gens si ils ne comprennent rien… Déjà dans le précédent sur des détails des explications auraient été nécessaire, mais là aussi. En plus c’est toujours intéressant d’apprendre des choses… Mais non… encore une fois on nous donne le manga et démerdez-vous… Après c’est vraiment un manga de qualité que j’ai apprécié, mais voilà. (Bon, on pourras toujours me dire que les gens peuvent faire leurs recherche de leur côté… certes… mais certaines maisons d’éditions font de très belle postface et moi j’apprécie ça).

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