Lonely World

Année : 2019
Catégorie : Seinen
Genres : Aventure / Drame / Fantastique / Science Fiction
Dessinateur : Iwatobineko
Auteur : Iwatobineko
Éditeur : Ki-oon
En cours…

Avis : Tome 1 / Tome 2 / Tome 3

J’ai fait une demande de service presse pour ce titre car j’avais envie de le découvrir et c’est vrai que ce n’est pas forcément mon genre de lecture.
Et je ne regrette en rien cette décision car j’ai été très surprise par la qualité de ce titre et sans nul doute j’achèterais la suite.
Bien évidemment, je remercie l’éditeur de bien avoir voulu me faire parvenir ce tome gratuitement, il est vrai que les services presse sont pour moi souvent un moyen de découvrir des œuvres sur lesquels je ne me serais pas forcément attardée.

Pour moi ce manga est comme un conte ; tendre, poétique et violent à la fois, et qui bien évidemment permet de nous amener sur les sentiers de la réflexion.
C’est une lecture tout public, dans un univers futuriste, qui je vous l’avoue, et ce n’est que mon ressenti, m’a fait pas mal penser à une ville de Nino Kuni.
Lonely World, ou monde solitaire… comment ne pas y voir une touche de mélancolie ?

Pour commencer, voici la présentation de l’éditeur concernant ce nouveau titre :

Sans titre 3

Les éditions Ki-oon sont heureuses de vous annoncer l’arrivée dans leur catalogue d’un titre à l’ambiance mystérieuse et troublante : Lonely World !

Perdue dans un monde peuplé de robots, une petite fille tente d’échapper aux “cônes”, des machines dont l’unique objectif paraît être de l’éliminer à tout prix. Sans ressources, Shii s’élance à travers la ville où seuls des êtres mécaniques semblent déambuler…

Où sont passés les humains ? Comment faire pour survivre dans cet étrange univers ? Que lui veulent ces robots qui la poursuivent sans relâche ? Laissez-vous captiver par Lonely World et accompagnez Shii dans ses extraordinaires aventures !

Sans titre 4

Résumé :
Les golems sont des robots autonomes, créés pour remplir toutes les fonctions nécessaires à la société. Même en l’absence d’humains, ils continuent leur travail inlassablement… Shii, une petite fille, erre seule dans une ville remplie de ces machines, où d’effrayants “cônes” la poursuivent sans qu’elle sache pourquoi. Dans sa fuite, elle ne croise aucun autre représentant de son espèce. Seuls des golems la fixent en silence…

Alors qu’elle est sur le point d’être capturée, l’un d’entre eux, Bulb, lui porte secours et l’invite à le suivre chez son maître. Or, celui-ci est décédé depuis longtemps… mais le robot n’en a pas conscience. Et lorsque Shii le lui apprend, il enclenche le mode auto-destruction ! La fillette panique. Cet automate est son unique soutien depuis qu’elle s’est réveillée le jour même, sans mémoire ni repère… Elle le convainc d’accepter une nouvelle mission : la protéger, elle, la dernière humaine ! Avec son aide, elle devra se faire une place dans ce monde étrange et résoudre le mystère de la disparition de ses créateurs…

Entrez dans l’univers à la fois poétique et inquiétant de Lonely World, où l’humanité a repoussé trop loin les limites de la science…
( Source : http://www.ki-oon.com/news/592-lonely-world-survivre-au-milieu-des-robots.html )

Vous pouvez retrouver un extrait : ici.

 

Comme vous le savez, j’aime toujours m’intéresser à l’auteur avant ma lecture et ici il s’agit d’une autrice.
Je vais tout simplement vous faire un copier coller de ce que l’on retrouve sur le site de Ki-oon car je trouve que cela est tout à fait pertinent et je n’ai pas trouvé de mon côté davantage d’informations.

Dans Lonely World, Iwatobineko mêle avec bonheur tous les éléments qui la fascinent : une relation entre un humain et une créature fantastique, un univers vaste à l’architecture chaotique, un cocktail de douceur et de mystère…

Tout commence quand la dessinatrice poste quatre planches narrant la fuite de Shii et sa rencontre avec Bulb sur son compte Twitter. L’esthétique, la thématique de l’œuvre ainsi que son atmosphère douce-amère touchent le cœur d’un large public. Le manga accumule les partages et les soutiens, lui attirant les faveurs des éditeurs. Pourquoi changer une recette qui fonctionne ? Iwatobineko ne s’y attendait pas, mais voilà qu’on lui laisse la liberté de créer exactement l’histoire qu’elle veut ! Après la publication de plusieurs séries courtes, Lonely World est la consécration d’années d’efforts pour être reconnue dans le monde du manga. L’autrice n’a jamais envisagé une autre carrière. Après des études de manga à l’université Seika de Kyoto, elle s’est lancée dans la création de magazines amateur pour s’entraîner et se faire remarquer.

Ses goûts sont variés, allant du manga pour enfants au josei, en passant par les romans de samouraïs et les RPG rétro tels que Breath of Fire. Elle bâtit son univers en s’imprégnant d’œuvres ambitieuses comme Akira ou les films de Satoshi Kon. Les recueils d’illustrations d’animateurs de talent la fascinent. Elle compte parmi ses influences Tatsuyuki Tanaka, qui a officié sur plusieurs adaptations du célèbre Katsuhiro Otomo, ou encore Shinji Kimura, chargé des décors des magnifiques Les Enfants de la mer et Dorohedoro. Iwatobineko a été à bonne école… Elle laisse maintenant libre cours à son imagination pour embarquer ses lecteurs dans un monde qui lui est propre et qui recèle bien des surprises !
( Source : http://www.ki-oon.com/mangas/minisite-813-lonely-world-l-autrice.html )

Un monde qui lui est propre c’est une évidence… tous ces Golems avec la prédominance de l’oeil, que ce soit sur les robots eux même mais aussi au niveau de l’architecture. D’ailleurs, on pourrait presque s’interroger concernant la symbolique de l’oeil, connaissance humaine ou omniscience divine ( avec le troisième œil ), instance protectrice ou punitive, il est utilisé dans toutes les civilisations comme symbole pour représenter l’invisible ou l’indicible.

Dans un premier temps j’aimerais que l’on s’intéresse au terme « Golem », car c’est un mot que l’on a tous forcément déjà entendu et je trouve qu’il a parfaitement sa place dans ce manga pour désigner les robots qui compose son univers.
Pour en trouver une définition, nous n’allons pas aller bien loin, il suffit de consulter Wikipédia :
« Un golem ( « embryon », « informe » ou « inachevé ») est, dans la mystique puis la mythologie juive, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre, façonné afin d’assister ou défendre son créateur. »

Ici, bien évidemment, il s’agit d’une adaptation bien plus moderne puisque nous sommes face à des robots, mais l’on retrouve bien les caractéristiques essentiels du Golem, ces derniers ayant été crée dans le but de servir et d’obéir à l’homme qui en est le créateur.

Sans titre 10

Dans ce premier tome qui introduit les personnages principaux, nous retrouvons Shii, une jeune humaine, la première aperçu depuis 400 ans ;ainsi que Bulb un golem sans doute de sécurité et Mui Mui un assistant avec qui elle se retrouve dans se monde où elle ignore tout après s’être réveillée dans une boîte en verre. Le robot l’a pris sous son aile alors que d’autres «  les Cônes » se montraient visiblement hostiles envers elle. Il pensait sans doute qu’elle pourrait l’aider concernant son maître humain, ignorant que celui-ci était en fait mort depuis déjà de nombreuses années.
Et alors que n’ayant plus d’utilité, il allait s’autodétruire, Shii fait en sorte qu’il devienne son protecteur et tous les trois vont alors arpenter les rues de la cité en quête de nourriture, un endroit où évoluent toutes sortes de golems avec des fonctions diverses et variée et où il est très étrange de constater que même en l’absence d’êtres humains ces derniers continus leurs tâches comme si ne rien était.

Les hommes n’avait sans doute pas estimé que ces robots auraient une durée d’existence bien supérieur à la leur, d’autant qu’ils font preuve d’une certaine autonomie dans leur fonctionnement tout en effectuant uniquement ce pour quoi ils ont été crée.
Leur but étant de servir les humains, ce qui par définition revient à suivre à la lettre les directives.
Ce qui est bien évidemment d’une grande absurdité et démontre clairement qu’ils sont dénués de conscience… des images très choquantes vont par exemple nous montrer qu’ils continuent à produire des denrées alimentaires qui pourrissent alors que personne n’est là pour les manger…
De même que lorsque Shii se retrouve affamée devant de la nourriture, et alors qu’il n’y a personne d’autre pour la manger, elle ne peut se servir n’ayant pas d’argent…
Difficile de rester de marbre face à cela, et de ne pas faire de parallèle avec notre monde… Nul besoin d’un monde aussi avancé technologiquement, pour que de telles absurdités soient présente. Mais nous les hommes, nous n’avons pas d’excuses car nous sommes dotés de conscience et d’un libre arbitre… Pour autant il nous arrive de produire plus que nous ne consommons,et de jeter des produits alimentaires alors que ces derniers peuvent être redistribués à des gens dans le besoin.
Cependant ne voyons pas tout cela négativement, les consciences semblent peu à peu s’éveiller, même si il faut du temps pour cela, et le manga pointe ici justement quelque chose qui porte à réflexion.

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Nous allons aussi apprendre durant son périple une information très importante, à savoir qu’il existe deux catégories de golems, appelées fixe et autonome.
Les golems fixe sont des Golems qui ne peuvent effectuer qu’un nombre limité d’action prédéfinies. Ils sont généralement affecté aux travaux d’usine et aux tâches simples.
Les golems autonome, qui eux sont capable de prendre des décisions de manière autonomes et de s’adapter aux situations. Ils sont en général utilisés pour des posts qui requièrent un contact avec les humains.

Les aventures de la jeune Shii en quête identitaire ne font alors que commencer. En effet, alors qu’elle rêve d’une jeune femme pouvant être sa mère, un étrange symbole lui apparaît. Elle va donc partir de quête de lui trouver une signification, et pour l’aider elle pourra compter sur le dévouement sans limite des Golems qu’elle croisera en chemin.

Elle va également faire la connaissance de Teefer, un Golem comme elle n’en avait encore pas vu auparavant puis-qu’ayant l‘apparence d’un humain. Ce dernier se décrit comme spécialisé dans la communication et doté d’une faculté de perception des émotions humaines. En plus cela, il dispose lui même d’émotions et se trouve même capable de réfléchir. Il a été crée pour tenir compagnie aux humains et bien évidemment il ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de tomber sur l’une d’entre elle après tant d’années, exprimant même la possibilité de changer de personnalité pour elle, et même d’apparence.
Mais Shii ne veut pas de cela, elle l’accepte tel qu’il est et en fait son nouvel ami.
Cependant cette amitié naissante ne sera pas sans poser de conflit avec Bulb…

Ils se rendent à la bibliothèque royale pour y lire une carte mémoire contenant peut être des informations sur l’étrange symbole.
Pendant ce temps Teefer semble bien décidé à faire des mises à jour afin de mieux comprendre encore sa maîtresse. Il tombe alors sur des archives qui pourrait s’avérer être une piste concernant l’extinction de l’humanité. L’on ne peut que comprendre que les choses ont dégénérés.
De leur côté, Shii et Bulb avance, mais Bulb détruit la carte avant d’avoir suffisamment d’informations, au même moment les Cônes débarquent, bien décidé à récupérer la fillette et se débarrasser de son protecteur qui semblerait illégalement modifié et possiblement dangereux pour les humains.
Teefer leur apprend que ce sont des Golems de la garde royale, la conclusion la plus évidente serait donc que Shii ferait partie de la famille royale, une information qui pourrait remettre pas mal de choses en cause.
Teefer quand à lui à un comportement bien étrange, de quel côté est t’il ? Et si sa rencontre avec Shii n’avait rien du hasard ?
Bulb et Mui Mui vont t’il s’en sortir ?
Y’a t’il d’autres êtres humains ?

Nous terminons sur un grand nombre de questions qui ne peuvent que nous donner envie de lire la suite…

Au niveau de l’édition l’on retrouve une couverture toute douce, et l’impression est de qualité.
Les schémas que l’on retrouve sur la couverture laisse penser qu’il y a eu un très gros travail de fait au niveau des golems, et j’ai vraiment hâte de me plonger encore d’avantage dans cette histoire afin de savoir ce que sont devenus les humains…

Sans titre 11

Avez-vous lu ce premier tome ? Qu’en avez-vous pensé ?

Tome 2

Si vous attendiez des réponses avec ce second tome et bien ça se sera pas vraiment le cas.
En effet, nous n’en saurons pas beaucoup plus concernant la jeune Shii et son existence.
Je rappelle qu’il s’agit visiblement du seul humain qui reste alors qu’autour d’elle il n’y a que des « Golems » qui sont en fait des robots spécialisés à chaque fois dans divers domaines.

Nous y retrouvons Shii accompagné de Teefer, désireux quelque part de lui faire découvrir son monde et d’autres Golems de communication. Mais ce dernier de par sa construction même dispose d’un programme pouvant exposer dangereusement la jeune Shii. Heureusement elle peut compter sur Bulb pour venir à son secours.
Mais ce dernier ainsi que Mui-Mui sont tout de même très amochés et alors que Teefer a été rebooté, elle le laisse pour trouver un moyen un moyen de réparer ses « amis ». Commence alors une nouvelle quête direction les bas quartiers où nous allons pouvoir découvrir tout un tas de nouveaux robots modifiés et détournés de leurs fonctions premières.
Shii va faire la connaissance de Moody, un robot qui s’exprime de manière très étrange avec un vocabulaire soutenu et qui n’est autre qu’une création du maître de Bulb et Mui-Mui.

Elle va croiser également un robot de communication modifié féminin Ariadne qui s’avère être assez énigmatique. L’on apprendra que sa fonction première était d’être « nourrice », ce qui amène bien évidemment à se poser pas mal de questions.
Pourquoi les humains avaient t-ils besoin de golems pour s’occuper de leurs propres enfants ?
Quels peuvent être les conséquences de cela ? Ce n’est d’ailleurs pas sans rappeler une des problématiques soulevé dans l’excellentissime « Android Type One » de chez Omaké books que je vous conseille largement.
De plus certains souvenirs de Shii semblent remonter à la surface alors que Ariadne fait le choix de cesser de fonctionner.

Un choix d’ailleurs que Shii semble avoir un peu de mal à comprendre. Une incompréhension qu’elle ressent et exprime d’ailleurs concernant Bulb qui dispose d’un programme lui permettant de disparaître, chose qui n’est pas installé de base dans les golems.
Il faut dire que la demoiselle est encore en plein apprentissage de la vie et il est bien normal que certaines choses lui échappent.

Enfin, à nouveau ce tome mettra l’accent sur le fait que les golems sont vraiment dédiés aux humains : « Mettre tout en œuvre pour faire fructifier les désirs de l’humanité, telle est pour nous, Golems, la plus grande des gratifications ! »
Pour autant il est difficile d’imaginer que ces derniers ne disposent pas de sentiments ou d’émotions, de plus alors que le contact humain est nécessaire à l’humain pour se développer, comment va pouvoir grandir la petite Shii.

Bref, pour moi c’était un tome encore une fois très riche en réflexion et j’ai beaucoup apprécié sa lecture.
La seule chose que je trouve un peu dommage, c’est que bien que l’auteure a énormément travaillé sur les personnages, même pour des personnages secondaires que l’on va voir que sur quelques cases, les décors quant à eux sont beaucoup moins développés et nous avons le droit tout de même à pas mal d’arrière-plans blanc, noir, etc. Maintenant je comprend que cela doit être terriblement difficile à dessiner car l’on part d’un univers totalement créé, mais d’autres y arrivent.

Tome 3

Je ne vous cache pas qu’à la lecture du premier tome, même si j’avais apprécié ma lecture je n’étais pas vraiment certaine à 100% de la continuer, notamment car je ne savais pas exactement où l’auteur voulait nous emmener, mais aussi car l’œuvre est toujours en cours et que ça me fait toujours un petit peu peur.
Mais avec ce troisième tome j’ai ressenti un énorme coup de cœur et je pourrais crier au chef-d’oeuvre.
En effet, pour faire simple, il contient simplement tout ce que j’aime retrouver dans une lecture manga, tous les éléments qui font que je vais apprécier une œuvre.
Non seulement l’univers est plutôt agréable, mais nous avons également des questions philosophiques très pertinente et qui peuvent faire écho à notre monde actuel, mais en plus de cela un aspect psychologique et un personnage qui traverse tout un tas d’émotions. Et encore une fois, je dois avoir la larme facile en ce moment, mais j’ai ressenti une profonde tristesse tout comme Shii.
Plus que jamais le titre de l’ouvrage prend tout son sens et ce à plusieurs niveaux et je le trouve remarquablement choisi.

En plus de cela, alors que dans les tomes précédents nous étions surtout dans une phase d’exploration, là nous allons avoir des révélations sur Shii. Révélations que l’on attendait depuis un moment et je ne vous en donnerais pas la teneur mais je ne peux pas dire qu’à ce stade de l’ouvrage je ne m’y attendais pas.
Mais nous allons en apprendre également un peu plus sur ses supposés ennemis qui depuis le début du manga semble la traquer pour une raison que l’on ignorais.
Ainsi que sur le pourquoi il n’y a plus d’humains et quel est l’origine de ce monde particulier.
C’est aussi le grand retour de Teefer, un peu différent, il va avoir un rôle important à jouer.

Au début du tome nous allons pouvoir en savoir un peu plus sur la « relation » entre Ariadne et Moody.
Depuis le début, Shii essaye de voir des sentiments humains à travers les golems et il est difficile pour elle de comprendre qu’ils en sont dépourvus.
« Nous sommes des pantins, on n’a pas d’âme ! Peut-on malgré cela parler d’amitié ? »
C’est un constat très difficile pour la petite fille, d’autant que si les golems de communications expriment leurs émotions par des actes, Moody quant à lui semble émettre un signal électrique similaires aux ondes cérébrales humaines. Une modification qu’il doit peut-être à son maître et qui en fait un golem tout à fait particulier.
D’ailleurs, difficile de ne pas percevoir de l’humanité dans son comportement… Un passage très beau qui m’aura fait pleurer.

Alors que Shii continue d’avancer, nous allons découvrir de nouvelles habitations et notamment ce qui s’apparente à une ferme d’élevage. Afin de nourrir les humains, il était essentiel de produire de la viande, mais devant les avancés technologiques nous sommes bien loin de ce que l’on connait actuellement.
Non seulement il y a des croisements d’espèces, mais en plus de cela l’on découvre des pâturages virtuels et des bébés grandissant dans des espaces hermétiques à toutes bactéries.
J’ai trouvé ce passage très intéressant car il m’a fait penser à Matrix, en effet difficile de ne pas faire la comparaison lorsque l’on vois ces animaux relié à un casque les plongeants dans une autre réalité afin de palier au manque d’espace.
Bien évidemment, alors qu’il n’y a désormais plus d’humain l’on se posera également la question du sens à donner à tout cela, mais c’était déjà quelque chose d’évoqué lors du premier tome. Les golems font simplement ceux pour quoi ils ont été programmé…

Nous allons également être confronté à une vrai réflexion par rapport aux casques virtuels. En effet ces derniers semblent être la cause de la disparitions des humains.
Alors qu’ils se sentaient plus libre en pouvant avoir accès à une multitude de possibilités, étaient t-il réellement libre ou esclave ?
D’autant que ces casques auront de l’importance pour la suite de l’histoire vu qu’ils sont potentiellement en cause dans la disparition des consciences des sujets du royaume.
Une façon quelque part de conserver la paix dans un royaume en proie à la guerre.

Alors que Shii semble avoir retrouvé son foyer et sa maman, on apprend que ce dernier se trouve au sein d’un laboratoire de recherches génétiques traitant de choses qui aujourd’hui intéressent le monde scientifique, comme la régénération cellulaire, le clonage humain, l’amélioration de l’espèce.
Le père de Shii, Atollon, travaillait dans ce domaine et son but étaient de créer des corps de rechanges, ou réceptacle pour pouvoir accueillir des consciences. Bien évidemment l’on ne peut que comprendre l’enjeu et l’intérêt de telles recherches qui sont souvent le sujet de films de science-fiction.
Mais n’est-ce pas trop dangereux de jouer à Dieu ?

L’on pourra dans ce tome retrouver Teefer, qui bien évidemment n’est plus celui d’avant mais qui est bel et bien devenu un golem trafiqué, ce qui le rend hors de porté des cônes ou Basirtas bien décidé à mettre la main sur la jeune Shii. Mais cela ne va pas l’empêcher d’accepter une « proposition » car son but est d’aider les humains.
Il va alors retrouver la jeune Shii pour la protéger mais aussi pour la conduire au palais royal. Il l’aidera par la même occasion à retrouver Bulb, mais le sort semble s’acharner sur Shii et nous ne savons pas si ce dernier est encore en vie ou non.
Mais nous allons avoir une révélation concernant Mui-Mui qui pourrait bien changer la donne.

Shii décide d’aller au Palais Royal où elle va en apprendre un plus sur la situation grâce à un Basirta un peu différent des autres. Tout va alors prendre du sens et l’on comprend que Shii semble être la seule à pouvoir aider les golems face à un roi Tyran bénéficiant de la toute puissance.

« Pour un humain commander aux autres, c’est restreindre leurs libertés de penser et d’âgir, mais pour nous c ‘est la base d’une relation de profit mutuel.

La volonté des humains est notre moteur, dans la situation actuelle, on ne peut que s’acquitter des tâches basiques définies dans notre programme donc on erre sans véritable but ! Avec toi pour nous dire ce qu’on doit faire, on aurait une vraie personne à servir et des objectifs clairs pour guider nos actions! Autrement dit, tu nous donnerais une raison de vivre… »

Si la vérité ne va pas être facile à encaisser pour Shii, il semblerait que l’espoir soit tout de même possible. En effet, elle pourrait être la solution mais pour cela des sacrifices devront être faits.

Bref, je pense qu’il faut vraiment arriver à ce troisième tome pour entrevoir tout le potentiel de l’œuvre et véritablement se forger un avis. Maintenant la suite va peut-être me déplaire, je ne sais pas, mais en tout cas à ce stade je suis carrément sous le charme.

Sans titre 5

Je remercie énormément les éditions Ki-oon pour les tomes 1 et 3, et je vous invite à les suivre sur leurs divers réseaux sociaux.

04 01 03 02

N’hésitez pas à me donner votre avis, et si vous avez la moindre question je suis à votre service.

CatZ

 

23 réflexions sur “Lonely World

  1. J’ai aussi demandé et reçu le titre.
    J’ai trouvé l’ambiance assez sympa avec un mystère bien fourni. Ça me fait juste bizarre de le voir en seinen alors que pour moi on est sur un schéma assez jeunesse déjà éculé en plein.
    J’ai bien aimé le côté très ethnicisant du dessin mélangé à l’ambiance post-apo avec ses golems/robots.
    Il me manque un petit quelque chose et en même temps c’est prometteur ><

    J’aime

  2. Hello,
    La couverture est sublime : très lumineuse et feutrée.
    L’histoire est en plus très intéressante et amène à pas mal de questionnement.
    Tu as bien fait de solliciter le service presse : ça permet de faire de belles découvertes.
    Merci pour ton retour
    Passe un bon week-end

    J’aime

  3. Effectivement c’est sympa de pouvoir profiter des services presse pour découvrir de nouvelles séries !
    C’est cool, je me demandais ce qu’il valait et c’est vrai qu’avec sa classification en seinen je ne m’attendais pas à ça. J’y jetterai un oeil la prochaine fois !

    J’aime

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